Nouvelle journée d'action à l'Éducation nationale : "Les parents sont les premiers à demander à poursuivre la mobilisation", assure la FCPE

Plusieurs syndicats ont lancé un nouvel appel à la grève pour le jeudi 20 janvier dans les écoles, collèges et lycées après le mouvement d'ampleur de jeudi dernier.

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Radio France
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Manifestation à l'appel des syndicats enseignants à Paris, le 13 janvier 2022. (THOMAS SAMSON / AFP)

"Les parents sont les premiers à demander à poursuivre la mobilisation", a affirmé lundi sur franceinfo Carla Dugault, co-présidente de la FCPE, la première fédération de parents d'élèves, alors qu'une nouvelle journée d'action dans l'Education nationale est prévue le jeudi 20 janvier. Les syndicats FSU, CGT Educ'action, FO et SUD Éducation, ainsi que la FCPE, et les mouvements lycéens FIDL, MNL et La Voix lycéenne appellent à "poursuivre la mobilisation", en s'engageant "dans une nouvelle journée d'action le 20 janvier, y compris par la grève". Malgré les discussions qui ont eu lieu entre les organisations et le gouvernement jeudi à l'issue de la grève, "le compte n'y est toujours pas", estime Carla Dugault. Elle cite notamment "le calendrier des recrutements". La FCPE appelle donc les parents à ne pas envoyer leurs enfants à l'école jeudi, pour ne pas "mettre nos enfants dans une ambiance anxiogène". Ils sont "l'avenir du pays", martèle Carla Dugault qui ne voit pas "comment un gouvernement pourrait être aussi sourd à ce niveau-là."

franceinfo : Est-ce que vous demandez à nouveau de ne pas envoyer les enfants en classe jeudi ?

Carla Dugault : Tout à fait. Le compte n'y est toujours pas. On continue la mobilisation et les parents sont les premiers à demander à poursuivre la mobilisation. Parce qu'aujourd'hui, la situation dans les écoles est intenable. Elle est difficile pour les élèves, elle est difficile pour les parents, elle est difficile pour les personnels de l'Éducation nationale. Et malgré les quelques recrutements annoncés par le ministre, nous n'avons pas par exemple le calendrier de mise en œuvre sur ces recrutements. Il y a beaucoup de choses encore qui manquent. Et on ne peut pas continuer comme ça. Donc il faut se mobiliser afin d'avoir l'ensemble des moyens revendiqués depuis presque deux ans maintenant, pour que l'école publique puisse bien fonctionner.

La mobilisation de jeudi dernier n'a pas suffi selon vous ?

La mobilisation de jeudi dernier était vraiment une réussite puisque l'ensemble de la communauté éducative était sur le terrain, mobilisé. C'est aussi pour cela que nous avons été reçus par le Premier ministre, le ministre Olivier Véran et le ministre Jean-Michel Blanquer. C'est une réussite, mais ce n'est pas suffisant.

"Il faut poursuivre cette mobilisation. Parce qu'à l'heure où nos enfants vont passer des examens, nous n'avons toujours pas de réponses concrètes."

Carla Dugault, co-présidente de la FCPE

à franceinfo

On ne peut pas continuer à mettre nos enfants dans une ambiance aussi anxiogène, parce que nos enfants sont davantage anxieux, parce que cela fait deux ans qu'ils subissent tout ça.

Qu'est-ce qu'il vous laisse espérer des avancées supplémentaires ?

Sur le volet du dialogue social, le gouvernement n'est pas très bon. Par exemple, à l'issue de la mobilisation de jeudi, alors que la demande était aussi signée par la FCPE et les syndicats lycéens, la première fédération de parents d'élèves, la FCPE, on a dû insister fortement pour pouvoir entrer et participer à cette discussion. Les syndicats lycéens sont restés sur le trottoir. Je pense qu'aujourd'hui ce n'est pas possible de ne pas avoir un choc d'investissement pour l'école publique, parce que sinon, l'école publique ne pourra pas fonctionner correctement. L'école publique, c'est le socle de la République. Les enfants sont l'avenir de ce pays. Je ne vois pas comment un gouvernement pourrait être aussi sourd à ce niveau-là. Les parents sont très motivés, très remontés. Ils sont très en colère. On a essayé de le faire comprendre au Premier ministre et au ministre de l'Education nationale. Cela peut craquer facilement si le gouvernement n'entend pas davantage les acteurs de la communauté éducative.

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