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Éducation nationale : "Nous aurons les professeurs de mathématiques nécessaires", rassure le directeur général de l'enseignement scolaire

Il existe "une réserve de personnels", selon Édouard Geffray. Le directeur général de l'enseignement scolaire se veut rassurant jeudi sur franceinfo, alors qu'il manque des candidats au concours pour devenir enseignant en mathématiques.   

Article rédigé par franceinfo
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Professeur de mathématiques (illustration). (MICHÈLE CONSTANTINI / MAXPPP)

"Nous aurons les professeurs de mathématiques nécessaires devant les classes", rassure jeudi 12 mai sur franceinfo Édouard Geffray, directeur général de l'enseignement scolaire (Dgesco) alors que tous les postes ouverts aux différents concours, dont le Capes, pour devenir professeur ne seront pas pourvus cette année. Il n'y a pas assez de postulants en mathématiques et en allemand notamment. Édouard Geffray assure que l'Éducation nationale a "une réserve de personnels" et indique par ailleurs que la situation cette année "est ponctuelle et particulière" car les règles d'admission au concours de l'enseignement ont été modifiées.

franceinfo : Le manque de candidat pour devenir professeur, c’est un chantier récurrent ?

Édouard Geffray : C'est un chantier récurrent mais en l'occurrence, la situation de cette année est une situation très ponctuelle. C'est lié à la réforme du concours de l'enseignement puisque désormais on recrute les professeurs qui ont un Master 2 là où avant on les recrutait à la fin du Master 1. Comme c'est une année de mise en œuvre, on a des candidats qui ont déjà été candidats l'an dernier en Master 1. Ils ont donc eu le concours et ne recandidatent pas cette année. Donc, on a eu une situation très particulière et ponctuelle qui sera résorbée dès l'année prochaine. Par ailleurs, sur une longue période, on a effectivement des disciplines qui historiquement attirent peu d'étudiants et par conséquent peu de candidats aux concours. C'est le cas dans certaines langues. On peut penser notamment à l'allemand où traditionnellement, on n'a pas énormément de candidats, mais ça ne nous empêche pas de recruter des professeurs vraiment chaque année.

Jean-Michel Blanquer, au nom d'Emmanuel Macron, s'est engagé à renforcer la place des mathématiques dans le tronc commun des lycéens. Une heure et demie de plus à la rentrée. Avec quels moyens ?

Nous avons un certain nombre de ressources qui sont actuellement dites en réserve et qu'on va donc attribuer aux académies. Il se trouve que, notamment du fait de la situation du Covid-19, nous avons recruté cette année un peu plus de gens que ce dont nous avions besoin en temps ordinaire. Donc, une réserve de personnels qui vont continuer leur action l'année prochaine et qui pourront donc prendre en charge des classes sur cette heure et demie d'objectif fixé par le président. Pour l'heure et demie de mathématiques, nous aurons les professeurs de mathématiques nécessaires devant les classes.

Pour attirer plus d'étudiants vers l'enseignement, plus de candidats au concours - en dehors de la spécificité de cette année que vous expliquez - ne faut-il pas tout simplement les payer plus ?

Comme vous le savez, un processus de revalorisation a été enclenché, notamment sur les débuts de carrière. Il y a déjà eu deux campagnes de revalorisation au cours des deux dernières années. Ensuite, il faut surtout qu'on arrive globalement à attirer, à orienter les étudiants vers certaines disciplines. Si je prends l'histoire-géo, la philosophie, structurellement et depuis des années, nous n'avons pas de difficultés de recrutement dans ces disciplines-là. Si je prends l'allemand ou dans une moindre mesure les mathématiques, effectivement le nombre d'étudiants qui suivent ces formations sont beaucoup plus faibles et donc c'est là qu'il faut réussir à faire une rotation. Très concrètement, les gens qui passent leur concours aujourd’hui, ils sont entrés dans le monde supérieur il y a cinq ou six ans, donc ils ont fait un choix il y a cinq ou six ans. Donc on est sur du temps long.

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