Classement de Shanghai : les universités françaises ne décollent pas

Au classement général, la France reste le sixième pays le plus représenté, derrière les Etats-Unis (146 établissements).

Une étudiante de l\'université Pierre-et-Marie-Curie (UPMC) lors de la remise des diplômes de doctorat, le 13 juin 2009 à Paris. L\'établissement est en 35e position de l\'édition 2014 du classement de Shanghai.
Une étudiante de l'université Pierre-et-Marie-Curie (UPMC) lors de la remise des diplômes de doctorat, le 13 juin 2009 à Paris. L'établissement est en 35e position de l'édition 2014 du classement de Shanghai. (MIGUEL MEDINA / AFP)

Statu (presque) quo pour les universités françaises dans le classement de Shanghai. Vingt et un établissements d'enseignement supérieur français ont été recensés dans l'édition 2014 du palmarès des 500 meilleures universités du monde, dévoilé vendredi 15 août. C'est à peine mieux que l'année précédente, où vingt facultés tricolores étaient présentes.

Au classement général, la France reste le sixième pays le plus représenté, derrière les Etats-Unis (146 établissements), la Chine (44), l’Allemagne (39) et le Royaume-Uni (38). L'université Pierre-et-Marie-Curie, classée 35e, est le premier établissement français. Les autres classés dans le top 100 sont Paris Sud Orsay (42e), l'Ecole normale supérieure de Paris (67e) et l'université de Strasbourg (95e). 

Outre celles-ci, trois universités françaises sont dans le top 150 (Aix-Marseille, Joseph-Fourier de Grenoble, Paris Diderot), une dans le top 200 (Paris Descartes), six dans le top 300 (Bordeaux, Lorraine, Claude-Bernard Lyon 1, Paul-Sabatier à Toulouse, Montpellier 2, l'ENS Lyon), trois dans le top 400 (Polytechnique, l'ESPCI Paris Tech, Paris Dauphine) et quatre autres dans le top 500 (Mines Paris Tech, Nice Sophia Antipolis, Rennes 1 et Auvergne).

"Un classement comme un autre"

Comme le soulignent bon nombre d'observateurs, ce classement, créé en 2003 et aussi attendu que décrié, ne prend pas en compte la qualité de l'enseignement dispensé, l'insertion professionnelle des élèves ou encore l'accueil d'étudiants étrangers. Il retient en revanche le nombre de Nobel parmi les anciens élèves, le nombre de chercheurs les plus cités dans leur discipline ou le nombre de publications dans les revues Science et Nature.

"C'est un classement comme un autre, les critères du classement de Shanghai sont davantage adaptés aux pays anglo-saxons qu'aux universités européennes", relativise la secrétaire d'Etat chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso. "Les universités de recherche américaines sont très sélectives, contrairement aux nôtres", qui accueillent tous les publics, souligne-t-elle, avant de nuancer la portée de ces résultats : "On ne va pas construire notre politique d'enseignement supérieur et de recherche en fonction de ces indicateurs."