Universités : la France toujours à la peine dans le classement de Shanghai

Quatre établissements figurent dans le top 100 de cette nouvelle édition, publiée jeudi. Les Etats-Unis écrasent la concurrence.

Un professeur de l\'université Paris VI Pierre-et-Marie-Curie serre la main d\'un étudiant, lors de la cérémonie de remise de son doctorat, le 13 juin 2009, à Paris.
Un professeur de l'université Paris VI Pierre-et-Marie-Curie serre la main d'un étudiant, lors de la cérémonie de remise de son doctorat, le 13 juin 2009, à Paris. (MIGUEL MEDINA / AFP)

Loin, très loin derrière les Etats-Unis. La France place quatre de ses universités dans le top 100 et vingt dans le top 500 du classement de Shanghai des universités mondiales, publié jeudi 15 août. Très attendu mais décrié, car centré sur la recherche plus que sur l'enseignement, ce classement confirme à nouveau la suprématie des établissements américains, qui écrasent la concurrence et s'arrogent dix-sept des vingt premières places.

Le premier établissement français, l'université Pierre-et-Marie-Curie (Paris VI), est classé à la 37e place (+ 5 places par rapport au classement de l'année précédente), reléguant Paris-Sud (XI) à la 39e place (- 2). L'Ecole normale supérieure (ENS-Ulm) remonte à la 71e place (+ 2) et celle de Strasbourg s'invite dans le top 100, à la 97e. Au total, la France compte le même nombre d'universités dans le top 500 qu'en 2012.

Les réserves de Fioraso

Comme tous les ans depuis la publication, en 2003, du premier classement établi par l'université Jiao-tong de Shanghai, les prestigieuses universités américaines se taillent la part du lion, avec le tiercé gagnant composé de Harvard, Stanford et Berkeley. Le premier établissement non-américain est l'université britannique de Cambridge, qui arrive à la 5e place. 
 
Commentant cette édition 2013, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche française, Geneviève Fioraso, a rappelé que "les critères employés sont bien davantage adaptés aux universités anglo-saxonnes qu'aux universités européennes". Regrettant l'absence de "prise en compte des recherches menées dans les organismes beaucoup plus développés en Europe et notamment en France, où le CNRS est au premier rang mondial pour les publications scientifiques", elle se "félicite" toutefois de "résultats en progression par rapport à 2012".