Allongement de l'IVG : la question qui divise à l'Assemblée nationale

Jeudi 8 octobre, les députés ont voté l'allongement du délai légal pour recourir à l'avortement. Il passera de 12 à 14 semaines si le texte va au terme du processus législatif.

FRANCE 2

Une nouvelle bataille sur l'IVG a lieu à l'Assemblée nationale. Pour la première fois, une majorité de députés En Marche s'affranchit des réticences du gouvernement et vote en faveur de l'extension à 14 semaines du délai pour avorter. Un vent de fondre s'est emparé de l'hémicycle, alors que mercredi 7 octobre, en Conseil des ministres, le président de la République a fait part de son "extrême réserve sur ce texte. 14 semaines ça peut être un grand traumatisme".

Olivier Véran cherche à ne pas braquer sa majorité

Jeudi 8 octobre, à l'Assemblée nationale, Olivier Véran le ministre de la Santé, tout en défendant la position du gouvernement, cherche à ne pas braquer sa majorité. "J'ai vu des gynécologues qui m'ont dit que la difficulté qu'on a aujourd'hui, c'est de recruter des gynécologues-obstétriciens capables de faire des avortements par aspiration déjà entre 10 et 12 semaines. Si on allonge le délai de 12 à 14, on a un peu peur qu'il y ait un peu plus de démotivation et que ce soit plus difficile demain", a-t-il déclaré.

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Une IVG médicamenteuse peut être pratiquée jusqu'à la fin de la cinquième semaine de grossesse.  (MANOOCHER DEGHATI / AFP)