Ile-de-France : l'Etat s'oppose aux tests salivaires anti-drogue dans les lycées

Le préfet de région, Jean-François Carenco, estime que cette disposition outrepasse les compétences régionales en matière sanitaire et sociale.

Une personne roule un joint devant le lycée Montaigne, à Paris.
Une personne roule un joint devant le lycée Montaigne, à Paris. (MAXPPP)

L'Etat ne veut pas des tests salivaires de drogue dans les lycées d'Ile-de-France, comme le souhaite la présidente de région, Valérie Pécresse (Les Républicains). Dans une lettre adressée en juillet à l'élue, et citée par Le Figaro, vendredi 19 août, le préfet de région, Jean-François Carenco, estime que cette disposition outrepasse les compétences régionales en matière sanitaire et sociale.

Mais Valérie Pécresse n'est pas de cet avis. Dans une réponse écrite au préfet, elle estime au contraire que cette mesure s'inscrit pleinement dans le cadre des compétences régionales, notamment "en matière de lutte contre le décrochage scolaire". Elle ajoute que la région "est totalement fondée à intervenir pour prévenir les addictions et les pratiques addictives au lycée" et que "le lien entre addiction et décrochage scolaire est en effet scientifiquement établi".

L'entourage de Pécresse dénonce un "faux prétexte"

Le 19 mai, l'Ile-de-France avait adopté le principe de financer des tests salivaires, dans le cadre d'un plan anti-drogues. Pour les chefs d'établissement, ces tests de dépistage devaient être "des outils de diagnostic" sous couvert du secret médical, dont les résultats seraient transmis uniquement à la famille ou au lycéen s'il est majeur.

L'entourage de Valérie Pécresse dénonce "un faux prétexte utilisé par le gouvernement" pour s'opposer à cette disposition et un "déni de réalité" de la part de l'Etat. La présidente de région invite le préfet à participer personnellement aux "assises régionales sur le décrochage scolaire, ses causes et ses solutions" qui doivent se tenir à la rentrée au conseil régional.