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Des centres semi-fermés pour les demandeurs d'asile déboutés ?

Deux députés (UDI et PS) proposent de créer des centres semi-fermés où seraient placés les migrants dont la demande d'asile a été définitivement rejetée.

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France Télévisions
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Dans un centre d'hébergement de l'association France terre d'asile, en octobre 2006 à Créteil (Val-de-Marne). (FRED DUFOUR / AFP)

La proposition devrait susciter de nombreuses réactions. Un rapport parlementaire envisage de placer les demandeurs d'asile déboutés sous surveillance afin de préparer leur retour vers leur pays d'origine, rapporte RTL, lundi 18 novembre. Les députés Jean-Louis Touraine (PS) et Valérie Létard (UDI) proposent à cet effet de créer des centres semi-fermés où seraient placés les migrants dont la demande d'asile a été définitivement rejetée.

Une différence notable avec la situation actuelle : aujourd'hui, les demandeurs d'asile sont invités à quitter le territoire français, mais sans contrainte, rappelle la radio.

"Une ligne rouge" pour les associations

L'idée ne séduit pas les associations. La Fnars, qui regroupe plusieurs centaines d'associations de solidarité, évoque même "une ligne rouge""Les associations ne géreront pas des centres semi-fermés où on contrôle les allées et venues des demandeurs d'asile et où on mélange le répressif et l'accueil humanitaire. Ce n'est pas notre travail", réagit un responsable de la Fnars auprès de RTL.

Le rapport définitif des députés doit être rendu fin novembre. Le mois dernier, en pleine affaire Leonarda, Manuel Valls avait confirmé son intention de légiférer sur la question du droit d'asile. Le ministre de l'Intérieur souhaiterait ramener à neuf mois le délai de traitement d'une demande d'asile, contre seize mois actuellement.

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