VIDÉO. Les harkis en quête de reconnaissance

On célèbre ce jeudi 25 septembre la Journée nationale d'hommage aux harkis.

Ils ne sont plus que quelques-uns à vivre encore à Mouans-Sartoux. Dans les années 60, cette commune des Alpes-Maritimes comptait l'un de ces hameaux forestiers où la France avait regroupé les harkis à leur arrivée d'Algérie. Obligés d'effectuer un travail pénible sous surveillance et parqués dans des habitations insalubres, l'un d'entre-eux témoigne au micro du Grand Soir 3 : "On arrachait les pierres (...) On était commandés, on était comme des esclaves.

Toute leur place dans les livres d'Histoire

Si les plus anciens, qui ont combattu avec l'armée française en Algérie, n'attendent plus rien de l'Etat français, la génération suivante entend - elle - laver l'honneur de leurs parents. "La principale revendication, c'est la reconnaissance du gouvernement actuel dans sa responsabilité dans l'abandon des harkis", exprime Ali Amrane, président du collectif des associations de harkis des Alpes-Maritimes.

Le temps a passé et la mairie a depuis installé une stèle en mémoire de ce qui s'est passé à Mouans-Sartoux. Les harkis veulent, aujourd'hui, toute leur place dans les livres d'Histoire.