Dispositif de sécurité "aberrant", avenue presque vide... On a assisté à la cérémonie du 8-Mai sur les Champs-Élysées

Les cérémonies commémoratives du 8 mai 1945 n'ont pas attiré la foule ce matin à Paris. Quelques centaines de personnes ont bravé la pluie et l'imposant dispositif de sécurité pour accéder aux Champs-Élysées.

L\'avenue des Champs-Élysées à Paris, à l\'occasion des commémorations du 8 mai 1945 (le 8 mai 2019).
L'avenue des Champs-Élysées à Paris, à l'occasion des commémorations du 8 mai 1945 (le 8 mai 2019). (BENJAMIN MATHIEU / RADIO FRANCE)

“J’ai un sac que j’ai ouvert déjà dix fois”. Pour accéder aux Champs-Élysées, les spectateurs devaient montrer patte blanche. Angelo, un ancien militaire nancéien, s'en amuse : "On est en temps de guerre, là, non ?" Pour ce 8-Mai, le dispositif de sécurité a été renforcé autour de l'Arc de Triomphe où le chef de l'État a rendu hommage aux anciens combattants. Un arrêté préfectoral a interdit les manifestations de "gilets jaunes" autour de la place de l'Étoile et dans un large périmètre incluant la place de la Concorde et le palais de l'Élysée. 

Je trouve que le dispositif de sécurité est aberrant. Il doit y avoir une dizaine de CRS pour les 50 malheureuses personnes qui sont là.Rémy, sur les Champs-Élysées franceinfo

Les touristes non plus n'ont pas été épargnés par les fouilles minutieuses. "C'est très sécurisé. On est protégé", lance une Américaine. Emmanuel Macron a remonté l'avenue escorté par les chevaux de la Garde nationale. "Tu vois le président est au milieu là, dans la voiture ! Il vient de baisser sa fenêtre", dit une spectatrice qui a à peine pu apercevoir le président. "C'était rapide mais on a déjà vu la Garde républicaine, c'est déjà pas mal", se rassure une autre spectatrice.

Les commémorations de plus en plus désertées

En Loire-Atlantique aussi les cérémonies sont de plus en plus désertées. Ce matin, à Corsept et Paimboeuf, il n'y avait que quelques élus, des anciens combattants et très peu d'enfants, rapporte France Bleu Loire-Atlantique. "On nous laisse tomber", lâche un adhérent d'une association d'anciens combattants. Pour Jean Louerat, ancien président de l'Union de Corsept, "la situation empire d'année en année".

Reportage franceinfo de Benjamin Mathieu sur les Champs-Élysées
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