Thomas Pesquet, "envoyé spatial" de franceinfo : "C'est agréable de flotter toute la journée !"

Tous les samedis, franceinfo se connecte à l'ISS. Thomas Pesquet nous raconte sa vie dans l'espace, marquée cette semaine par l'échec du ravitaillement et ses premières heures en apesanteur. 

Thomas Pesquet dans la Station spatiale internationale (ISS)
Thomas Pesquet dans la Station spatiale internationale (ISS) (ESA / THOMAS PESQUET)

Voilà quinze jours que Thomas Pesquet est à bord de la Station spatiale internationale (ISS). Notre "envoyé spatial" va y rester six mois. Chaque samedi, il raconte à franceinfo sa vie dans l'espace.

Cette semaine, l'équipage de l'ISS a été marqué par l'échec du vol de ravitaillement russe. Le vaisseau-cargo devait apporter deux tonnes et demi de vivres et de matériel, mais il s'est désintégré en vol quelques minutes après son décollage de Baïkonour, au Kazakhstan. Pas de quoi inquiéter ni déprimer l'astronaute francais : "On a perdu des choses. Mais il n'y avait personne à bord, c'est ce qui compte ! Maintenant on va tout partager avec nos collègues russes."

Ce "non-ravitaillement" ne met pas en péril la mission Proxima. Les Russes envoient chaque année trois à quatre vaisseaux-cargo vers l'ISS. Sans compter les ravitaillements américains et japonais. L'incident vient toutefois rappeler que la conquête spatiale est un exploit de chaque instant.

"J'ai déjà raté quelques atterrissages"

Thomas Pesquet s'est rapidement adapté à la vie dans l'espace et à l'apesanteur. Le Normand ne fait pas partie des 30% d'astronautes qui souffrent du mal de l'espace les premiers jours. "C'est agréable de flotter toute la journée, raconte-t-il à franceinfo. On ne sent pas le poids de son corps. On ne se fatigue pas. Il faut faire attention en prenant de la vitesse... J'ai déjà raté quelques atterrissages."

Notre "envoyé spatial" estime même que le retour sur terre pourrait ne pas être si simple : "Ce qui va être difficile, c'est de se réhabituer à la pesanteur lors du retour". Pour se préparer au retour, Thomas Pesquet fait deux heures et demi de sport par jour, afin d'éviter de perdre du muscle. Un plaisir pour cet amoureux du sport, qui a d'ailleurs emmené dans l'espace sa ceinture noire de judo.

Dans sa valise, Thomas Pesquet a aussi emporté le drapeau francais offert par Francois Hollande, ainsi que le nécessaire pour écouter de la musique. Il partage d'ailleurs régulièrement sa bande son depuis le site Deezer. 

>> Tous les samedis, rendez-vous à 7h50, 9h50 et 19h20 avec Thomas Pesquet, l’envoyé spatial de franceinfo