Première découverte d'un astéroïde d'origine étrangère dans notre système solaire

Il s'agit de l'astéroïde 2015 BZ509, annonce le Centre national de la recherche scientifique, lundi.

Vue d\'artiste de la ceinture d\'astéroïdes entre l\'orbite de Mars et celle de Jupiter.
Vue d'artiste de la ceinture d'astéroïdes entre l'orbite de Mars et celle de Jupiter. (RON MILLER / AFP)

Notre système solaire accueille des corps céleste venus de contrées lointaines. A la fin de l'année 2017, des scientifiques ont annoncé avoir trouvé dans notre système solaire un astéroïde provenant d'un autre système solaire. Mais cet astéroïde, baptisé Oumuamua, n'était que de passage. Là, des chercheurs ont découvert dans notre voisinage un astéroïde venant d'un système extrasolaire, a annoncé le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), lundi 21 mai. Et celui-ci ne passe pas simplement en coup de vent. Il compte rester chez nous. Une première.

L'astéroïde 2015 BZ509 "est un membre permanent du système solaire… mais il n'y serait pas né", écrit le CNRS. Il fait "environ 3 km de diamètre" et "occupe l'orbite de Jupiter". Il toune autour du Soleil à la même vitesse que la plus grande planète de notre système solaire. Autrement dit, il effectue une révolution en 11,6 ans. Mais 2015 BZ509 présente la particularité de le faire dans le sens inverse des autres corps célestes du système solaire.

D'autres corps d'origine extrasolaire bientôt identifiés

L'"immigration" de cet astéroïde est "tout-à-fait possible", remarque le CNRS, "car l'amas d'étoiles original dans lequel le Soleil s'est formé contient des étoiles possédant leurs propres planètes et astéroïdes". Lorsque notre système solaire s'est formé, "la grande proximité de ces étoiles, combinée aux forces gravitationnelles des planètes, a pu permettre à ces systèmes stellaires d'attirer, d'enlever et de se capturer des astéroïdes les uns des autres", explique le CNRS.

Cette découverte est une première mais des trouvailles semblables risquent de se multiplier. L'instance raconte que pour conduire ce travail, les deux chercheurs, Fathi Namouni et sa consœur brésilienne Helena Morais, "ont créé numériquement un essaim d'un million de clones de 2015 BZ509 évoluant dans les mêmes conditions".