Ariège : 15 confinés volontaires quittent une grotte après 40 jours, "frustrés de sortir ", assure le coordinateur de l'expérience

Ces 15 personnes s'étaient volontairement retirées dans cette grotte, dans le cadre d'une expérience scientifique.

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Radio France
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Les volontaires célèbrent leur sortie, samedi 24 avril 2021. (FRED SCHEIBER / AFP)

Après avoir passé 40 jours dans une grotte de Lombrives, en Ariège, les 15 volontaires de l'expérience Deep time sont revenus à la surface samedi 24 avril au matin. Ils étaient "frustrés de sortir", assure Stéphane Besnard, le coordinateur de l'expédition et spécialiste de neurophysiologie au CHU de Caen. Cette mission scientifique destinée à mieux comprendre nos capacités d'adaptation était portée par sept femmes et huit hommes dont des médecins, chercheurs ou encore une infirmière.

Stéphane Besnard est allé rencontrer les volontaires, vendredi, avant leur sortie. "Ils étaient surpris de nous voir. Pour eux, le temps est passé plus lentement que prévu. Ils pensaient que cela ne faisait que trente jours", rapporte le coordinateur de l'expédition. Il tire déjà un premier enseignement de ce confinement sous terre, sans montre et sans la lumière du soleil.

"Le cerveau va nous donner un rythme un peu interne, plus proche de ce qu'on ressent."

Stéphane Besnard, coordinateur de l'expédition

à franceinfo

Au terme de cette expérience inédite, les volontaires "se portent bien", rassure Stéphane Besnard. Mais le spécialiste de neurophysiologie précise qu'ils seront suivis médicalement dans le temps. "Physiologiquement, le soleil est nocif à grande dose, mais à petite dose, il est important, notamment pour fabriquer de la vitamine D, essentielle dans plein de choses dans le corps", détaille le coordinateur de l'expédition. Ils devraient donc récupérer assez vite. Sur le long terme, en revanche, l'expérience pourrait bien avoir joué sur l'aspect émotionnel. "Le vécu et la façon dont ils vont voir la vie, peut-être leurs nouveaux projets, va probablement changer en fonction de ce qui se sera passé dans la grotte" ajoute Stéphane Besnard. Autre suivi prévu, l'aspect scientifique : "On veut savoir comment ils ont ressenti les choses à un mois, trois mois et six mois", conclut le coordinateur de l'expérience.

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