La HAS recommande d'autoriser les pharmaciens, infirmiers et sages-femmes à administrer la plupart des vaccins du calendrier vaccinal

Seules les vaccins dits non-vivants seraient concernés, ce qui exclurait notamment le vaccin rougeole-oreillons-rubéole (ROR).

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France Télévisions
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Un pharmacien vaccine un homme contre la grippe saisonnière à Ribérac (Dordogne), le 14 octobre 2020. (BURGER / PHANIE / AFP)

La campagne de vaccination contre le Covid-19 semble avoir donné des idées aux instances sanitaires. La Haute Autorité de santé (HAS) recommande d'autoriser les pharmaciens, les infirmiers et les sages-femmes à administrer aux personnes de 16 ans et plus la quasi-totalité des vaccins du calendrier vaccinal, dans un avis publié vendredi 28 janvier.

La HAS liste les vaccins qui pourraient être concernés : diphtérie-tétanos-coqueluche-poliomyélite, papillomavirus humains, pneumocoque, hépatite B, hépatite A, méningocoques A, C, W, Y et grippe. Seraient donc exclus, des vaccins plus rares comme ceux contre le méningocoque B et la rage, et les vaccins dit "vivants attenués", dont le vaccin rougeole-oreillons-rubéole (ROR) et celui contre la tuberculose (BCG).

"Un travail spécifique" à venir pour les enfants

Cet élargissement serait possible à condition que les praticiens reçoivent une formation, et que la traçabilité de la vaccination soit renforcée, estime la HAS. Les personnes immunodéprimées, dont le schéma vaccinal est plus complexe, ne seraient pas concernées. La HAS ne ferme pas la porte à une autorisation similaire pour la vaccination des enfants de moins de 16 ans, mais celle-ci fera l'objet "d'un travail spécifique".

Aujourd'hui, les sages-femmes peuvent déjà pratiquer la vaccination chez les femmes, les nouveau-nés et leur entourage "dans des conditions précises", et les pharmaciens et infirmiers peuvent vacciner contre la grippe saisonnière.

Une telle mesure serait, pour la HAS, "un moyen de simplifier le parcours vaccinal, de multiplier les occasions de proposer la vaccination et ainsi d’augmenter la couverture vaccinale", réduisant par la même occasion "les inégalités de santé".

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