Sang : la pénurie de dons inquiète

L'Établissement français du sang lance un appel au don. Les épidémies hivernales ont entraîné une baisse de la fréquentation des sites de prélèvement.

FRANCE 2

Donner son sang, une habitude pour Nicolas, une nouveauté pour Solène. Elle pousse pour la première fois la porte d'un centre de collecte. Tous deux remplissent un questionnaire qui permet de s'assurer qu'ils pourront bien donner. La jeune femme s'est laissée convaincre par son ami. Ici, d'habitude, la salle est pratiquement pleine. Mais aujourd'hui, beaucoup de places vides qui préoccupent le directeur du centre. "Nous appelons les donneurs pour les mobiliser. Et malheureusement, on voit que ces derniers temps il y a beaucoup de désistements, il y a beaucoup de gens qui ne peuvent pas donner", explique Ahmed Slimani, le directeur de l'Établissement français du sang d'Île-de-France.

Il faut 30 000 poches de sang supplémentaires

Depuis le début d'année, rien que dans ce centre parisien, la fréquentation a chuté de près de 20%. Nicolas, lui, a donné chaque mois. Mais il a parfois du mal à convaincre son entourage. L'établissement français du sang vient de lancer un appel national urgent. Il faut 30 000 poches de sang supplémentaires d'ici le mois d'avril. La durée de vie des produits sanguins est courte : dès que les dons ne sont plus constants, les stocks sont immédiatement touchés. Pourtant, un seul don de sang peut sauver jusqu'à trois vies.

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Un don du sang au service de transfusion sanguine des armées, à Clamart (Hautes-de-Seine), le 3 février 2014.
Un don du sang au service de transfusion sanguine des armées, à Clamart (Hautes-de-Seine), le 3 février 2014. (BURGER / PHANIE / AFP)