Pollution : l'exposition aux particules augmente le risque d'avoir un bébé trop maigre

C'est ce qu'indique une étude européenne menée sur plus de 70 000 femmes.

Une exposition trop importante à des particules peut engendrer des problèmes pour le fœtus, selon une étude européenne.
Une exposition trop importante à des particules peut engendrer des problèmes pour le fœtus, selon une étude européenne. (JACQUES LOIC / PHOTONONSTOP / AFP)

Une exposition, même faible, à des particules en suspension (PM) lors de la grossesse augmente les risques d'un faible poids de l'enfant à la naissance, selon une étude européenne publiée mardi 15 octobre par le Lancet Respiratory Medicine (en anglais). Cette étude est elle-même basée sur 14 enquêtes menées dans 12 pays sur 74 000 femmes. Un poids inférieur à 2,5 kg après 37 semaines de grossesse peut engendrer des problèmes respiratoires lors de l'enfance, et des difficultés cognitives.

Pour les PM 2,5 - dont le diamètre est inférieur à 2,5 microns -, issues de combustion (bois, carburants, notamment diesel), l'UE a posé comme valeur limite 25 microgrammes par m3 d'air en 2015. De son côté, l'OMS recommande 10 microgrammes en moyenne sur l'année. Toute augmentation de 5 microgrammes par m3 augmente le risque de faible poids à la naissance de 18% selon l'étude, qui précise que ce risque intervient même à des niveaux inférieurs aux normes européennes.

Des progrès insuffisants sur la pollution aux particules

Les émissions de particules ont diminué d'environ 15% dans l'Union européenne entre 2002 et 2011, indique mardi un rapport de l'Agence européenne de l'environnement (AEE). Malgré des progrès, quelque 90% des urbains européens restent exposés à une pollution aux particules, et encore plus à l'ozone, qui dépasse les niveaux recommandés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), alerte le rapport.

En 2011, 33% des urbains de l'UE vivaient dans des zones où les concentrations maximum autorisées de PM10 sur 24 heures ont été dépassées. Les particules pénètrent profondément dans les poumons et le sang et sont à l'origine de pathologies respiratoires et cardio-vasculaires. Les PM 2,5 sont