Vidéo La pénurie de BCG, un phénomène loin d'être anodin

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Principal fournisseur en France, Sanofi a stoppé sa production de BCG en 2016. Pourtant, ce médicament est considéré comme l'un des traitements les plus efficaces contre le cancer de la vessie. Depuis, de nombreux patients sont contraints de subir des ablations...
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France Télévisions

Principal fournisseur en France, Sanofi a stoppé sa production de BCG en 2016. Pourtant, ce médicament est considéré comme l'un des traitements les plus efficaces contre le cancer de la vessie. Depuis, de nombreux patients sont contraints de subir des ablations...

"Lorsqu'ils vendent un vaccin contre la grippe, ils empochent beaucoup plus d'argent que lorsqu'il vous vendait du BCG pour la vessie." Le BCG, est l'un des seuls traitements contre le cancer de la vessie. Et depuis plus de 10 ans, la France connaît des pénuries. Conséquence de ces pénuries : de nombreux patients doivent subir des ablations de la vessie. Comme Marc Bernard, que l'équipe de Complément d'enquête a rencontré. "On s'est retrouvés avec des patients de haut risque à leur donner un traitement en sachant pertinemment que ça allait être insuffisant", explique Marc Colombel, urologue au CHU de Lyon.

1994 : Sanofi, seul fournisseur de BCG

À partir de 1994, Sanofi devient le seul fournisseur de BCG. Mais depuis une dizaine d'années, le laboratoire peine à en produire des quantités suffisantes. Malgré l'augmentation du prix du médicament, Sanofi annonce la fin du BCG en 2016 en invoquant des difficultés de production. "Si un laboratoire ne veut pas produire un médicament vous ne pouvez pas l'obliger à produire un médicament", déclarait alors la ministre de la Santé de l'époque Marisol Touraine.

Une enquête de Complément d'enquête disponible en replay ici.

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