Près d'un quart de la population mondiale pourrait être obèse en 2045

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu'environ 13% des adultes (11% des hommes et 15% des femmes) étaient obèses en 2016.

Si la tendance actuelle se maintient, plus de la moitié (55%) de la population des États-Unis sera obèse en 2045, contre 39% en 2017.
Si la tendance actuelle se maintient, plus de la moitié (55%) de la population des États-Unis sera obèse en 2045, contre 39% en 2017. (GSO IMAGES / PHOTOGRAPHER'S CHOICE / GETTY IMAGES)

Les spécialistes estiment que le cours des choses peut être inversé, mais il faut pour cela que des politiques très volontaristes soient adoptées. Près d'un quart de la population mondiale sera obèse en 2045 si la tendance actuelle se confirme, avertissent des chercheurs qui présenteront leurs conclusions mercredi 23 mai au Congrès européen sur l'obésité, à Vienne (Autriche).

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu'environ 13% des adultes (11% des hommes et 15% des femmes) étaient obèses en 2016. Selon les projections faites par des chercheurs danois et britanniques, cette proportion grimpera à 22% en 2045 si rien ne change d'ici là.

Cette projection cache des disparités selon les pays. Par exemple, si la tendance actuelle se maintient, plus de la moitié (55%) de la population des États-Unis sera obèse en 2045, contre 39% en 2017, selon les auteurs de ces travaux, qui n'ont pas encore été publiés dans une revue médicale.

Une personne sur huit pourrait être diabétique

Selon les chercheurs, cette hausse de l'obésité s'accompagnera d'une augmentation des cas de diabète de type 2, qui passeront de 9% de la population mondiale en 2017 à 12% en 2045, soit une personne sur huit.

L'obésité est une question de santé publique planétaire. Selon une étude américaine publiée en juin 2017, la proportion de la population obèse, qui n'a cessé d'augmenter dans le monde depuis 1980, a doublé dans 73 pays.

Conséquence : une augmentation de la mortalité due aux maladies cardio-vasculaires, au diabète et à certains cancers.