Fin du régime de Sécurité sociale étudiante : "Un gain de pouvoir d'achat et un système de santé plus efficient"

"C'est un choc de simplification. On passe à un système beaucoup plus simple et efficient", salue Jimmy Losfeld, le président de la FAGE, la Fédération des associations générales étudiantes.

Carte vitale, illustration.
Carte vitale, illustration. (SYLVIE CAMBON / MAXPPP)

La fin de la Sécurité sociale étudiante permet "un gain de pouvoir d'achat et un système de santé plus efficient", s'est félicité samedi 1er septembre sur franceinfo Jimmy Losfeld, le président de la FAGE, la Fédération des associations générales étudiantes. À compter du 1er septembre, les étudiants sont désormais automatiquement rattachés au régime général de l'assurance maladie, une mesure décidée dans le cadre de la loi sur l'orientation et la réussite des étudiants.

Les étudiants n'ont "aucune démarche à faire". "C'est un choc de simplification. On passe à un système beaucoup plus simple et efficient", souligne Jimmy Losfeld. Le président de la FAGE salue "une victoire assez historique, parce que si la mutualité étudiante était un acquis social depuis 1948, la réalité c'est que depuis un bon nombre d'années, ce régime était délétère et même défaillant".

Disparition de la cotisation annuelle de 217 euros

Il cite ainsi une enquête réalisée avec l'UFC-Que Choisir "qui montrait que les délais de remboursement des mutuelles étudiantes étaient très déraisonnables, les délais de délivrance des cartes Vitale étaient très importants. Il y avait beaucoup de contraintes techniques, ce qui fait qu'encore aujourd'hui 30% des étudiants renoncent à leurs soins faute de moyens financiers", note Jimmy Losfeld. "Quand un jeune va chez le dentiste ou chez le médecin et qu'il met six mois à se faire rembourser, il va plutôt attendre que ça passe plutôt que de se faire soigner", explique-t-il.

Désormais, la cotisation annuelle de 217 euros que payaient "quasiment un million d'étudiants" disparaît. "Cela va être une augmentation du pouvoir d'achat assez colossale", indique-t-il. Jimmy Losfeld signale qu'il y aura "nouvelle contribution étudiante qui va notamment financer des politiques de prévention et de promotion de la santé sur les campus".