Épidémie de rougeole en Nouvelle-Aquitaine : "La seule prévention, c'est la vaccination"

Pascal Fabre, responsable de la Cellule de veille, d’alerte et de gestion sanitaire à l'ARS de Nouvelle-Aquitaine, est revenu mardi sur franceinfo sur la mort d'une femme de 32 ans à Poitiers, atteinte de la rougeole.

(Photo d\'illustration).
(Photo d'illustration). (JOHN G. MABANGLO / EPA)

Une femme de 32 ans est morte le 10 février de la rougeole au CHU de Poitiers dans la Vienne. Elle n'était pas vaccinée contre cette maladie. C'est le premier mort de la rougeole depuis que l'épidémie sévit en Nouvelle-Aquitaine, a annoncé mardi 13 février l'Agence régionale de santé (ARS).

Depuis que la rougeole est apparue au début du mois de novembre, les cas se multiplient, les hospitalisations aussi. Pour le Docteur Pascal Fabre, responsable de la Cellule de veille, d'alerte et de gestion sanitaire à l'ARS de Nouvelle-Aquitaine, interrogé par franceinfo, ce cas est une anomalie.

franceinfo : La victime avait 32 ans. Son âge est-il une question qui peut entrer en compte dans la maladie ?

Pascal Fabre : Oui absolument, la rougeole n’est plus une maladie strictement infantile. Elle atteint maintenant vraiment les jeunes enfants, les nourrissons, les bébés mais aussi les adultes et elle est parfois très grave et malheureusement on a pu le voir chez des personnes entre 20 et 37 ans.

A-t-on aujourd’hui une idée de l’ampleur de cette épidémie ?

Cette épidémie est partie de Bordeaux dans une communauté étudiante, peut-être parce que cette communauté étudiante est moins soucieuse de sa protection vaccinale et malgré l’ensemble des mesures qui ont été prises, on voit toujours apparaître des foyers qui se déclenchent dans l’ensemble de notre grande région. Cette épidémie est liée à des personnes mal vaccinées et qui, peut-être en se déplaçant, créent ainsi des foyers à distance.

Quelles sont les mesures de précautions contre la rougeole ?

Il n’y a pas de traitement, c’est un virus, il n’y a pas d’antibiotique et il y a bien sûr parfois des petits traitements pour calmer la douleur ou la température. La seule prévention, c’est la vaccination.