Santé : la maladie du soda, fléau du XXIe siècle

Franceinfo s'intéresse à la maladie du soda, aussi appelée NASH, pour laquelle l'animateur Pierre Ménès a notamment dû avoir recours à une greffe de foie.

France info

La maladie du soda, aussi appelée syndrome du foie gras humain ou NASH (Stéatose hépatique non alcoolique) est une grave inflammation du foie. Une pathologie qui n'est pas causée par l'alcool, mais par une accumulation de gras. Pour rappel : dans notre corps, le sucre devient du gras. En buvant du soda tous les jours, on a ainsi 55% de risque en plus de développer cette maladie. C'est la maladie de XIXe siècle. Elle pourrait toucher 12% des Français et la moitié de la population mondiale d'ici à 2030.

De nouveaux médicaments attendus pour 2019

L'animateur Pierre Ménès a eu une NASH, qui a dégénéré en cirrhose. Dans un tiers de cas, la NASH se transforme en cirrhose, et dans 5% des cas, en cancer du foie. Pour tomber malade, voilà le cocktail fatal : obésité, diabète, alimentation grasse et sucrée, et enfin, sédentarité. Mais il y a quand même quelques étapes avant d'avoir le foie rond comme un ballon de foot. La première, c'est la stéatose, le foie gras humain. La deuxième, c'est la NASH, l'inflammation. Mais ça reste réversible, à condition de changer son mode de vie. La troisième, c'est la cirrhose, irréversible. La greffe est alors nécessaire. Justement, Pierre Ménès s'est fait greffer un foie et un rein. Il a frôlé la mort. Le problème, c'est qu'on est déjà en pénurie d'organes. Aux États-Unis, la NASH est la première cause de greffe du foie. En plus, il n'y a pas de symptomes. La maladie peut se développer pendant plusieurs dizaines d'années sans que l'on ne sente rien. D'où l'importance du dépistage. Pour l'instant, seule une biopsie du foie permet de détecter la maladie de façon certaine. De grands laboratoires internationaux travaillent sur des médicaments, et les premiers résultats sont attendus pour 2019.

Les députés ont adopté deux taxes sur les sodas, ici en vente dans un supermarché Lidl à Clamart (Hauts-de-Seine).
Les députés ont adopté deux taxes sur les sodas, ici en vente dans un supermarché Lidl à Clamart (Hauts-de-Seine). (DURAND FLORENCE / SIPA)