Alimentation : face à l’épidémie de grippe aviaire, les œufs viennent à manquer

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Alimentation : face à l’épidémie de grippe aviaire, les oeufs viennent à manquer
Article rédigé par
P.-L. Monnier, J. Coulais, A. Guin, S. Guibout, G. Sabin, A. Boulet - France 2
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Les tensions sur les prix de l’alimentation ne viennent pas toutes de la guerre en Ukraine. La grippe aviaire a conduit les éleveurs à abattre des centaines de milliers de volailles. Les œufs ainsi que leurs dérivés commencent donc à manquer, mercredi 6 avril.

Du petit-déjeuner au dîner, de multiples produits contiennent un même ingrédient : les œufs. Leur prix s’est envolé, parfois il a été multiplié par deux. Dans une usine située dans le Morbihan, les salariés sont payés à casser des œufs, environ un million par jour. "Ces œufs sont ensuite séparés, le blanc d’un côté, le jaune de l’autre", explique Sylvain Reland, directeur de production. Cependant, les œufs sont de moins en moins nombreux.

"En trois mois, ça a augmenté de 11%"

En cause, l’épidémie de grippe aviaire en France. "Il y a eu à peu près trois millions de poules qui ont été abattues dans les Pays-de-la-Loire et sur d’autres régions françaises à cause de la grippe aviaire", affirme Loïc Coulombel, président du syndicat national des industriels. Le prix de la nourriture des poules s’est également envolé avec la guerre en Ukraine. À l’arrivée, il y a une forte augmentation des tarifs. La hausse des prix pénalise les pâtissiers et les glaciers. "En trois mois, ça a augmenté de 11%", constate l’un d’eux. Les œufs sont indispensables pour ses cakes et ses glaces. Néanmoins, il refuse d’augmenter ses prix pour l’instant.

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