Fin de vie : Alain Cocq cesse sa deuxième grève des soins et de la faim

L'homme de 57 ans souffre d'une maladie orpheline incurable.

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France Télévisions
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Alain Cocq, alité dans son appartement à Dijon (Côte-d'Or), le 12 août 2020. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

Alain Cocq, militant pour une fin de vie "digne" et atteint d'une maladie orpheline incurable, a cessé la deuxième grève de la faim et des soins qu'il avait commencée lundi, après une brève hospitalisation, ont annoncé vendredi 16 octobre des associations.

Début septembre, l'homme de 57 ans avait déjà mis fin à une première grève des soins et de la faim au bout de trois jours, évoquant des "douleurs insupportables" qui l'avait convaincu de demander son hospitalisation. "Comme la première fois, il a été hospitalisé à sa demande et a repris son traitement, l'alimentation et l'hydratation", a indiqué à l'AFP François Lambert, président de l'association Article 10, en lien régulier avec Alain Cocq.

Il voulait aller "jusqu'au bout"

"Mon état de santé se dégrade rapidement", a indiqué Alain Cocq dans un texto à l'AFP, précisant être actuellement de retour chez lui, à Dijon (Côte-d'Or), dans son lit médicalisé. Il a également fait part de son intention de se rendre en Suisse où le suicide assisté est autorisé. Alain Cocq, cloué au lit par la maladie, avait assuré lundi, vouloir cette fois aller "jusqu'au bout". 

En juillet, il avait envoyé une lettre à Emmanuel Macron lui demandant d'autoriser, à titre compassionnel, le corps médical à lui prescrire du pentobarbital, un barbiturique puissant qui lui aurait permis de "partir en paix". Le chef de l'Etat avait refusé, disant "ne pas pouvoir demander à quiconque d'outrepasser notre cadre légal actuel".

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