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Vidéo Voici l'astuce qu'il a trouvée pour rejoindre sa petite amie malgré le confinement

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Complément d'enquête. Pour rejoindre sa petite amie malgré le confinement, il se fait passer pour un électricien
Article rédigé par
France Télévisions

Sa petite amie habite à l'autre bout de la capitale, et le confinement pour cause de coronavirus est prolongé jusqu'au 11 mai... Qu'à cela ne tienne : ce n'est pas l'amende encourue qui le fera renoncer à la traversée de Paris. "Complément d'enquête" a assisté aux préparatifs d'une opération clandestine montée par... un faux électricien.

Caisse à outils, gants, polaire, casque de chantier, stylo testeur... Jean travaille dans l'immobilier, mais on ne le dirait pas, à voir la panoplie que renferme le coffre de sa voiture. Comme un agent secret, il va se glisser dans la peau d'un personnage. Sa mission : contourner l'obligation de confinement pour rejoindre sa petite amie Charlotte à l'autre bout de Paris.

"L'idée, c'est de se transformer en électricien pour faire une intervention chez elle"

A l'abri des regards, quelque part dans la capitale, il a accepté que "Complément d'enquête" filme les préparatifs de cette opération clandestine. "Le scénario, explique Jean, c'est d'aller rejoindre ma copine, que j'ai rencontrée juste avant le confinement. L'idée, c'est de se transformer en électricien, pour faire une intervention chez elle, de manière à ce que, s'il y a un contrôle, quelle que soit l'heure de la journée, je n'aie pas de problème."

Jean a revêtu son déguisement, il n'attend plus que le signal de sa petite amie. De chez elle, Charlotte est chargée de lui envoyer un SMS avec ses coordonnées. Il servira, le cas échéant, à prouver qu'un rendez-vous a bien été fixé pour un dépannage.

"135 euros pour aller voir sa copine, franchement, c'est supportable"

Pour pouvoir se rejoindre deux ou trois fois par semaine, les amoureux ont tout prévu, dans les moindres détails. Le faux dépanneur, vrai professionnel de l'immobilier, a eu l'idée d'ajouter cette mention sur son attestation : "chantier TCE". "Ce sont des 'chantiers tous corps d'Etat', explique-t-il, qui peuvent justifier une intervention en urgence, parce que c'est une panne."

L'astuce semble fonctionner. Alors qu'il a déjà été contrôlé trois fois par la police sur le trajet, Jean n'a jamais été verbalisé. De toute façon, une amende ne suffirait pas à le faire renoncer, assure-t-il : "135 euros pour aller voir sa copine, franchement, c'est supportable. C'est pas du tout dissuasif."

Extrait de "Confiné, moi, jamais !", un reportage à voir dans "Complément d'enquête" le 23 avril 2020.

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