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Vidéo Covid-19 : la distanciation physique "est une première garantie mais avec le masque, c’est encore mieux", estime Jean-François Delfraissy

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Radio France

Le président du Conseil scientifique plaide pour le port du masque lorsqu'il y a une concentration de personnes. Il estime aussi que les grandes villes seront les plus exposées à la rentrée. 

Pour lutter contre le Covid-19, la distanciation physique "est une première garantie. Elle reste vraie. Si elle a lieu avec le masque, c’est encore mieux", juge sur franceinfo lundi 24 août Jean-François Delfraissy, le président du Conseil scientifique. Mardi 18 août, la ministre du Travail Elisabeth Borne a annoncé qu’elle souhaitait, dans les entreprises, "systématiser le port du masque dans tous les espaces de travail qui sont clos et partagés", comme les salles de réunion, couloirs, vestiaires, ou open space. 

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"Dans un bureau, où il y a énormément de monde, dans les ascenseurs des grandes tours, dans les espaces ouverts de travail (...), si on ne peut pas garder la mesure de distance, je pense que le masque peut et doit être utilisé", assène Jean-François Delfraissy. Le port du masque "ne résout pas tout, mais il a le gros avantage de protéger les autres et de se protéger un peu soi-même", poursuit-il rappelant que "la distance et le lavage des mains sont aussi fondamentales que le maque". 

Les grandes villes "enjeu" de la rentrée

Outre les entreprises, le port du masque est aussi de plus en plus obligatoire en extérieur, dans certains lieux, avec des différences de rue en rue à Paris, par exemple. Jean-François Delfraissy trouve cela "sûrement un peu compliqué. Ca va s’affiner je pense". "Dans mon quartier, près de la Bastille, porter un masque vers 21 heures me paraît totalement justifié quand je vois les cafés", rajoute-t-il.

En plus de Paris, "l’enjeu de la rentrée, ce sont les 20 grandes villes françaises, dit Jean-François Delfraissy. C’est là où il y a le travail, le maximum d’enfants, de transports". Dans ces lieux, le président du Conseil scientifique, souhaite que "le maximum de décisions doivent être prises en fonction des particularités locales. Essayons de sortir des décisions qui viennent de Paris. Faisons confiance aux maires et aux ARS des grandes villes pour prendre des décisions adaptées. Je suis pour laisser aux maires des grandes villes une certaine forme de fluidité", conclut-il.

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