Variant Omicron : en Afrique du Sud, les aéroports sont pris d'assaut par les touristes pour quitter le pays "le plus vite possible"

Depuis la découverte d'un nouveau variant du Covid-19 baptisé Omicron, la liste des pays qui ferment leur frontière avec l'Afrique du Sud ne cesse de s'allonger. De nombreux touristes craignent de se retrouver coincés dans le pays.

Article rédigé par
Romain Chanson - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Une soignante procède à un test PCR sur une voyageuse dans l'aéroport OR Tambo de Johannesbourg en Afrique du Sud. (PHILL MAGAKOE / AFP)

Une petite croix rouge et cette inscription : "annulé". Sur le tableau des départs de l'aéroport international O.R Tambo de Johannesbourg, Lynette cherche désespérément un vol pour l'Australie. Elle vient de passer des vacances en famille en Afrique du Sud. "Je suis venue pour voir mes parents que je n'avais pas vus depuis trois ans, confie-t-elle. Ils ouvrent les frontières, j'en profite pour venir dire bonjour et maintenant je ne peux plus rentrer chez moi. C'est terrible !"

Au lendemain de la découverte du variant Omicron du Covid-19, l'Afrique du Sud est de plus en plus isolée du monde. Union européenne, Russie, États-Unis, Brésil ou encore Maroc, la liste des pays qui ferment leur frontière avec l'Afrique du Sud s'allonge d'heure en heure. Résultat : les vols des compagnies aériennes sont annulés à la dernière minute et de nombreux passagers comme Lynnette se trouvent bloqués.

Les touristes se ruent sur les derniers vols 

Une longue file d'attente se forme devant le comptoir d'enregistrement d'Ethiopian Airline. Un golfeur professionnel suédois, présent pour l'Open de Johannesburg, fait la queue. La compétition a tourné au fiasco après l'abandon d'une quinzaine de joueurs préférant rejoindre leur pays avant la fermeture des frontières. David, qui porte le matériel du golfeur, est pressé de rentrer chez lui : "Ça fait un peu peur d'être ici alors qu'ils viennent de découvrir un nouveau variant donc j'essaie de partir le plus vite possible."

Nina et sa fille Maria sont également dans la file d'attente. Ces deux Norvégiennes ont dû écourter leurs vacances après l'annonce surprise de la suspension des vols. "On devait repartir avec British Airways mais notre vol a été annulé quand on était au milieu de la brousse, sans connexion internet... C'était super !", raconte Maria avec un petit rire. C'est leur agence de voyage qui a réussi à trouver des places pas trop chères dans ce premier vol vers l'Ethiopie. "Dix minutes après que l'agence nous a réservé un siège, les prix sont passés de 450 à 1 150 euros pour un seul aller, c'est fou !", s'étonne Nina. 

"Pour le moment ce qui compte ce n'est pas l'argent, c'est de savoir comment on rentre chez nous."

Nina, touriste norvégienne

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Fuir un pays en pleine crise sanitaire peut en effet coûter très cher. Ces deux touristes allemands en partance pour Munich avouent le prix de leur billet du bout des lèvres : "3 800 euros, au total pour nous deux. C'est un vol très cher mais au moins on en a un..." Ces deux amis ne savent pas encore quel accueil leur sera réservé à l'arrivée en Allemagne. Nouveaux tests et quarantaine pendant plusieurs jours, anticipe l'un deux. "Encore deux semaines difficiles à tenir", résument-ils avec le sourire. Le gouvernement sud-africain qualifie ces fermetures de frontières de punition et a commencé à négocier avec les pays pour qu'ils reviennent sur leurs décisions.

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