Ce que l'on sait de la dangerosité du variant Omicron, en train de nous gâcher les fêtes de fin d'année

Alors que 16 000 patients étaient hospitalisés pour Covid, dont plus de 3 000 en réanimation, le 22 décembre, la cinquième vague va s'aggraver dans les prochains jours en raison du variant Omicron, plus contagieux et résistant aux vaccins.

Article rédigé par
Anne Le Gall - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Avant le réveillon de Noël, des milliers de personnes vont se faire tester pour éviter de contaminer leurs proches, comme ici, devant les Galeries Lafayette, à Paris, le 20 décembre. (CHRISTOPHE PETIT TESSON / MAXPPP)

Malgré un taux de vaccination, à deux doses, avoisinant les 90% de personnes éligibles au 23 décembre, selon Santé Publique France, la progression du variant Omicron, plus contagieux que les autres variants du Covid-19, inquiète beaucoup les autorités sanitaires. Le 19 décembre, il aurait représenté plus de 10% des cas détectés et séquencés, et il pourrait devenir majoritaire en janvier. Lors d'une conférence de presse, jeudi 23 décembre, le Conseil scientifique a fait le point sur ce que l'on sait de ce variant.

Bientôt des centaines de contaminations

En raison de ses nombreuses mutations, le variant Omicron présente un potentiel de contamination par voie aérienne supérieur aux souches précédentes. Ainsi, le nombre de cas liés au variant Omicron double tous les deux à trois jours. Il serait déjà majoritaire en Île-de-France, avec notamment une forte progression du taux d'incidence chez les 20-30 ans. Les autorités scientifiques sont certaines que le variant Omicron va devenir majoritaire dans les jours qui viennent en France. 

Le Conseil scientifique précise cependant que même si le variant Omicron sera responsable de centaines de milliers de contaminations, il s'agira pour la plupart de cas bénins, voire asymptomatiques. Les cas graves se limiteront, pour leur immense majorité, aux non vaccinés et aux personnes les plus fragiles.

Moins de risques d'hospitalisations que Delta

Le 22 décembre, trois études en provenance du Royaume-Uni et d'Afrique du Sud ont apporté des informations plutôt rassurantes. Elles indiquent que les risques d'hospitalisation diminuent avec Omicron, par rapport au variant Delta. Cette réduction du risque d'hospitalisations oscille entre -30 et -80%, selon les études. 

Sur le terrain, les médecins laissent entendre qu'avec Omicron, les personnes hospitalisées ont moins besoin d'oxygène de réanimation qu'avec le variant Delta. 

En revanche, avec un virus plus contagieux, il risque d'y avoir mathématiquement davantage de cas graves que lors des vagues précédentes. En raison de cela, les membres du Conseil scientifique insistent sur l'importance de la vaccination avec la dose de rappel. Même s'il faut 20 à 30 fois plus d'anticorps pour se défendre contre Omicron, avec trois doses, notre taux d'anticorps est suffisant pour lutter contre ce variant, selon le virologue Bruno Lina. 

Une "désorganisation de la vie sociale"

En raison de la fulgurance des contaminations, la question de l'isolement des cas positifs et des cas contacts, et l'absentéisme qui va en résulter dans les entreprises va poser problème, notamment dans les secteurs clés de la santé, des transports, de l'Éducation et des services du quotidien. Le Conseil scientifique s'inquiète donc d'une "désorganisation de la vie sociale". 

Les règles d'isolement vont devenir un sujet essentiel, alerte ainsi le Conseil scientifique, qui préconise d'ici là d'utiliser tous les outils à disposition : la vaccination avec trois doses, mais aussi la vaccination contre la grippe, les tests, le port du masque et la réduction des contacts sociaux, notamment lors des fêtes. Une réduction de 10 à 20% des contacts sociaux peut suffire pour influencer la hauteur de la vague. 

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