Vidéo Covid-19 : le "Monsieur vaccins" du gouvernement veut "étendre la vaccination pour les personnes âgées de 65 à 74 ans le plus vite possible"

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Mais cela nécessite des "ajustements", les personnes à risques ajoutées aux plus de 65 ans concernant quelque 15 millions de personnes en France, a précisé l'immunologiste Alain Fischer.

"L'idée, c'est d'étendre la vaccination pour les personnes à risque d'une part, mais aussi pour les personnes âgées de 65 à 74 ans, même si elles n'ont pas de facteur de maladie surajoutée, le plus vite possible", a affirmé mardi 12 janvier sur France Inter Alain Fischer, immunologiste et président du conseil d'orientation de la stratégie vaccinale contre le Covid-19.

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Alain Fischer rappelle que la prochaine étape de la vaccination, c'est "l'extension, dans les tous prochains jours, de la vaccination aux plus de 75 ans. C'est quand même 5 millions de personnes en France qu'il faut organiser". Pour cela, les personnes concernées sont invitées à prendre rendez-vous. À partir de ce jeudi, "il y a d'une part la possibilité d'aller sur un site internet dédié, il y aura un numéro de téléphone dédié. Et par ailleurs, un courrier sera progressivement envoyé par la Cnam à chaque personne âgée, comme un bon pour la vaccination antigrippale, cela permettra aux gens de s'inscrire", détaille le "Monsieur vaccins" du gouvernement. Il salue "des initiatives formidables où les gens mettent en place des équipes mobiles et pour les personnes en grande difficulté, il sera possible, je pense, d'aller les vacciner à domicile (…) Toutes ces initiatives ajoutées les unes aux autres devraient permettre de proposer la vaccination à un maximum de plus de 75 ans à court terme". 

Ensuite, la vaccination sera ouverte à d'autres catégories de population, souligne Alain Fischer, à commencer par les personnes gravement malades, notamment atteintes d'un cancer. L'immunologiste répondait notamment à une auditrice de 65 ans, actuellement sous hormonothérapie après un cancer du sein traité notamment par chimiothérapie et qui n'avait pas obtenu de réponse de la Sécurité sociale sur le calendrier vaccinal la concernant. "Il y a des situations qu'on qualifie à ultra haut risque et des situations à risque. C'est la Haute autorité de santé dans ses préconisations qui établit une liste des pathologies les plus graves qui justifient une priorité. Le ministère travaille aussi sur cette question aujourd'hui avec l'aide de nombreux experts médicaux de tous les domaines", a-t-il expliqué. 

"Au-delà des situations les plus dangereuses, l'idée c'est quand même d'étendre la vaccination pour ces personnes à risque d'une part, mais aussi pour les personnes âgées de 65 à 74 ans, même si elles n'ont pas de facteur de maladies surajoutée, le plus vite possible."

Alain Fischer, immunologiste et "Monsieur vaccins" du gouvernement

à France Inter

Cette étape risquera de poser des problèmes de disponibilité des vaccins, concède le spécialiste, car il y a 3 à 4 millions de personnes à risque et 12 à 13 millions de Français âgés de plus de 65 ans. "Évidemment, il y a la nécessité d'ajustement avec les doses de vaccin disponibles, en fonction des arrivées. Il y a une nécessité de préciser les possibilités de vaccination, mais il faut plutôt encourager à la vaccination, bien évidemment, pour toutes ces personnes", estime-t-il. 

Enfin interrogé sur les craintes autour d'une éventuelle pénurie d'aiguilles pour administrer les vaccins, évoquée notamment dans le journal Le Monde, le "Monsieur vaccins" assure qu'il n'y a pas de problème. "Ce que j'ai entendu du ministre, c'est que les stocks des différents types d'aiguilles nécessaires de seringues en France sont adéquates et doivent permettre de vacciner tout le monde. Il ne doit pas y avoir dans les jours et les semaines qui viennent de difficulté à ce niveau", dit-il, même s'il concède qu'il y a pu y avoir "de ci de là des difficultés de livraison". 

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