Vaccination : le rythme promis par le gouvernement est-il tenu ?

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Vaccination : le rythme promis par le gouvernement est-il tenu ?
France 2
Article rédigé par
F. Mathieux, F. Nicotra, B. Aparis, B. Vignais, C. Vignal, J.-F. Lons, P.-M. De La Foata - France 3
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Les quatre prochaines semaines seront déterminantes pour ralentir la circulation du Covid-19 en France tout en accélérant la campagne de vaccination. Le gouvernement veut s’appuyer sur les 1 700 centres de vaccination, les sept hôpitaux militaires et une quarantaine de vaccinodromes, comme au Stade de France. Emmanuel Macron avait annoncé un fonctionnement sept jours sur sept. Est-ce vraiment le cas en ce lundi de Pâques ?  
 

Emmanuel Macron avait annoncé un fonctionnement des centres de vaccination mis en place sept jours sur sept. À Marseille (Bouches-du-Rhône), il y avait une forte affluence au stade Vélodrome, lundi 5 avril. Les candidats au vaccin patientent. "On est monté crescendo jusqu’à ce jour où nous recevons 2 100 patients pour la vaccination", témoigne maître Principal Thierry, du bataillon des marins-pompiers de Marseille. Des faits qui vont dans le sens du discours du président de la République, le 31 mars 2021. Il promettait une montée en puissance de la vaccination, sans aucune trêve.  

Le ministre de la Santé nie tout problème de logistique 

Dans plusieurs régions, il y a pourtant des salles vides et des endroits où il est difficile de se faire vacciner, notamment en Île-de-France, où le taux d’incidence s’affole. Un centre de Clamart (Hauts-de-Seine) a fermé ses portes, et ses frigos sont vides. "Nous n’avons pas de dose la semaine prochaine. Comment on peut avoir un tel décalage entre la réalité et les annonces du président de la République ?", s’interroge Jean-Didier Berger, maire de Clamart. Même scénario à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). L’Agence régionale de santé n’a pas répondu aux sollicitations de France 3. À Strasbourg, le centre de vaccination n’a pas ouvert en raison d’un nombre fluctuent de doses. À la mi-journée, le ministre de la Santé a nié tout problème de logistique. Il toutefois a reconnu "un enjeu de livraison".  

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