Vaccination : "Le rôle d'un soignant est celui d'être un exemple et de participer à l'effort collectif", affirme Elisabeth Bouvet, de la Haute autorité de santé

L’autorité publique considère ce vendredi 22 juillet que l'obligation vaccinale des soignants doit perdurer compte tenu de la situation épidémique et de l’efficacité des vaccins.

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Radio France
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Un soignant dans le service d'urgences du CHRU de Nancy, le 11 juillet 2022 (image d'illustration). (ALEXANDRE MARCHI / MAXPPP)

"Quand on est soignant, on doit se vacciner. Le rôle d'un soignant est celui d'être un exemple, et donc de participer à l'effort collectif de vaccination", affirme ce vendredi 22 juillet sur franceinfo la professeure Elisabeth Bouvet, présidente de la Commission technique des vaccinations à la Haute autorité de santé, alors que le gouvernement, basé notamment sur l'avis de la HAS, refuse de réintégrer les personnels soignants non vaccinés en établissements de santé ou Ehpad.

"Une règle déontologique"

Au sujet d'un éventuel retour des soignants non-vaccinés dans les services de santé, Elisabeth Bouvet reste prudente : "S'il n'y a plus d'épidémie, ou de forme grave résiduelle, alors l'obligation vaccinale sera à remettre en cause. Mais ce n'est pas le cas pour l'instant", conclut-elle.

"La priorité pour nous, c'est de protéger les personnes vulnérables. Il y a encore 100 morts du Covid par jour dans les établissements de santé", continue la professeure Bouvet. "Cela a un peu diminué, certes, mais compte tenu de l'incertitude et de l'épidémie actuelle, nous avons des raisons suffisantes pour maintenir cette obligation vaccinale", souligne la professeure, pour qui cette obligation est "à la fois une question sanitaire, mais aussi une règle déontologique".

"Il est encore trop tôt pour envisager la levée de l'obligation vaccinale, car on est en plein pic épidémique",

Elisabeth Bouvet, présidente de la Commission technique des vaccinations à la Haute autorité de santé

franceinfo

La présidente de la Commission technique des vaccinations de la HAS reconnait toutefois que "les vaccins utilisés actuellement sont moins efficaces contre la transmission", mais qu'ils restent malgré tout "susceptibles de ralentir la transmission du virus". Elle insiste également sur le fait que la garantie de bénéfices est bien supérieure aux risques sur les différents vaccins : "Plusieurs centaines de millions de doses de ces vaccins ARN ont été injectées dans le monde, avec un nombre d'effets secondaires absolument infimes", conclut-elle.

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