Covid-19 : premiers soignants suspendus et premier soucis de planning

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soignants non vaccinés
FRANCEINFO
Article rédigé par
C. Rougerie, K. Lempereur, M. Rénier, M. Dana, N. Salem, M. Felix, B. Géron, L. Michel - franceinfo
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Le taux d'incidence est passé sous les 100 cas de Covid-19 pour 100 000 habitants en France. Mais les soignants sont obligés de se vacciner. Et, depuis mercredi 15 septembre, les réfractaires ne peuvent plus travailler.

Dans une entreprise qui gère plusieurs Ehpad de la région parisienne, 10 des 500 employés ne sont pas vaccinés. Le casse-tête commence pour remplacer les soignants qui n'ont toujours pas reçu de dose de vaccin contre le Covid-19. Un modèle de lettre de suspension du personnel a été fourni à la responsable des ressources humaines de cet établissement, comme partout en France. "Ces suspensions vont s'ajouter aux sous-effectifs qui existent déjà dans nos structures", explique Cindy Chemama-Ankri, DRH du groupe ABCD, qui a réussi à remplacer les non-vaccinés dans le planning.

Une réorganisation complexe qui va s'aggraver

Dans les Ehpad et les établissements de santé, le taux de vaccination s'élève à 89% et 95% chez les soignants libéraux. Mélanie Pellicia a fait le choix de ne pas se faire vacciner et a vu la sanction tomber mercredi 15 septembre. "Voilà, je suis suspendue. Je n'ai plus aucun droit. Je ne suis plus reconnue dans mes fonctions", témoigne en pleurs cette assistante médicale, avec sa lettre de suspension à la main. Ces suspensions en masse forcent donc à une réorganisation par tous les moyens : jouer sur les congés, recourir à l'intérim, reprogrammer des opérations, voire fermer certains secteurs comme dans un hôpital de Montpellier (Hérault). Une gestion, pour l'instant sous contrôle, mais qui risque d'empirer d'ici trois semaines.

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