Covid-19 : la production de vaccins en France commence cette semaine

Les premières doses de vaccins contre le Covid-19 doivent sortir des chaînes hexagonales mercredi.

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Édité par Noémie Bonnin - Olivier Emond
Radio France
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Temps de lecture : 2 min.
Une chaîne de production de vaccins contre le Covid-19 en Chine (illustration). (NOEL CELIS / AFP)

C'est une question d'indépendance, selon Emmanuel Macron : la France va commencer à fabriquer elle-même des vaccins contre le Covid-19 mercredi 7 avril, grâce à plusieurs usines de sous-traitance installées dans l'Hexagone. L'objectif est de produire 250 millions de doses d’ici la fin de l’année.

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C'est l’usine Delpharm, installée en Eure-et-Loir, qui sortira les premiers flacons hexagonaux. Le sous-traitant a signé de longue date un contrat avec Pfizer et BioNTech. Après plusieurs millions d’euros d’investissements, financés en partie par l’Etat, et cinq mois de préparation, tout est prêt pour le conditionnement des vaccins, dont les éléments de base proviennent d’Allemagne.

Mi-avril, c’est Recipharm et son usine d’Indre-et-Loire qui lancera sa production, sous licence Moderna.

Cet été viendra le tour de Sanofi qui, en attendant de produire son propre vaccin en cours de développement, a signé un partenariat de production avec Janssen sur ses lignes de Marcy-l’Étoile dans le Rhône.

C’est aussi d’ici cet été que Fareva mettra en flacon sur ses sites d’Idron, près de Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques, et de Val-de-Reuil, dans l'Eure, les doses de Curevac, dès que ce nouveau vaccin allemand aura obtenu son homologation européenne. Toutes ces doses produites ne sont pas uniquement destinées au marché français, mais à l’ensemble des pays européens.

Accélération de la vaccination

En attendant cette production française, c’est avec des doses produites ailleurs en Europe que la campagne de vaccination se poursuit et s’accélère encore en France. Plus de 12 millions de doses, des quatre vaccins déjà autorisés, sont attendus ce mois-ci en France. Pour faciliter les injections, un certain nombre de centres prennent de l’ampleur ou poussent ex nihilo, comme celui installé depuis mi-mars au Vélodrome à Marseille, au palais des sports de Gerland à Lyon, ceux qui doivent ouvrir mardi au Stade de France, en Seine-Saint-Denis ou au stade Océane, au Havre. Ces lieux peuvent réaliser plusieurs milliers de vaccinations par jour.

La campagne va s’accélérer aussi grâce à l’entrée en lice des infirmières libérales, qui, depuis la semaine dernière, peuvent prescrire et injecter les doses au domicile des patients. Les dentistes, les vétérinaires peuvent aussi désormais être mobilisés si besoin. L'armée annonce aussi sa participation à cette campagne. À partir de mercredi, sept hôpitaux militaires à Paris et en région sont mobilisés avec leur personnel, pour un objectif de 50 000 vaccinations par semaine.

À ce rythme-là, les 10 millions de Français vaccinés, objectif du gouvernement à mi-avril, seront facilement atteints et donc, comme annoncé, la campagne pourra s’ouvrir à une nouvelle partie de la population, celle âgée entre 60 et 70 ans.

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