Cet article date de plus de trois ans.

Tribune des chefs cuisiniers : "C'est un cri d'alarme parce que nous avons envie de sauver nos entreprises", alerte le chef étoilé Régis Marcon

Des chefs demandent à Emmanuel Macron un décret de déconfinement partiel pour la restauration. "On va voir disparaître les restaurants qui constituent le maillon économique de certains villages", craint notamment Régis Marcon.

Article rédigé par France Info
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min
Le chef étoilé de l'Auberge-des-cimes à Saint-Bonnet-le-Froid, Regis Marcon, le 22 février 2010. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Les restaurants de France sont en danger de mort, alertent des chefs cuisiniers réunis au sein du Collège culinaire de France. Dans une tribune publiée dans Le Figaro (article payant), il demande à Emmanuel Macron de signer un décret de déconfinement partiel pour la restauration. "Cette lettre c'est un cri d'alarme parce que nous avons envie de sauver nos entreprises", a expliqué lundi 20 avril sur franceinfo Régis Marcon, chef étoilé, signataire de la tribune.

>> Coronavirus : les dernières informations sur la pandémie dans notre direct.

franceinfo : que demandez-vous exactement ?

Régis Marcon : C'est plus une lettre à titre philosophique pour l'avenir de nos restaurants que nous avons adressée au chef de l'État. Le Collège culinaire représente 1 800 restaurants et c'est une petite partie de la restauration qui regroupe 160 000 restaurants en France. On n'est pas là à dire qu'on fait quelque chose et que l'autre partie ne le fait pas. Cette lettre est pour l'ensemble de la profession.

Que craignez-vous ?

Nous sommes très anxieux sur nos avenirs, les syndicats sont en train de nous défendre auprès du gouvernement et le gouvernement fait beaucoup pour l'hôtellerie-restauration et je l'en remercie. Il y a encore beaucoup de travail auprès des banques et des assurances.

Comment envisagez-vous les choses ?

Concernant la réouverture, sur les 160 000 restaurants tous sont différents. Vous en avez où la clientèle est un peu serrée, d'autres où la surface est plus importante. Donc, forcément l'adaptation aux règles sanitaires sera différente. On a tout intérêt à prendre le plus de précautions nécessaires. Cette lettre c'est un cri d'alarme parce que nous avons envie de sauver nos entreprises. Parfois, on va voir disparaître les restaurants qui constituent le maillon économique de certains villages.

À quoi ressembleraient les restaurants s'ils pouvaient rouvrir ?

Je vois ça comme un travail en binôme avec le client. Le sécuriser et lui dire qu'on a mis en place toutes les mesures sanitaires nécessaires. Chacun va s'adapter différemment. On peut faire preuve d'innovation. Si nous servions avec des gants et des masques, je pense que la clientèle le comprendrait très bien.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.