Soirées aux Invalides : Marlène Schiappa comprend "l'envie de faire la fête", mais rappelle que "le virus est toujours là"

La ministre a appelé à "trouver les voies et moyens (avec les concerts, avec les événements sportifs, avec d'autres choses) que cette fête puisse avoir lieu dans le respect des mesures sanitaires".

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
La ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa, lors d'une conférence de presse au ministère de l'Intérieur, à Paris, le 27 mai 2021. (ANTOINE DE RAIGNIAC / HANS LUCAS / AFP)

Marlène Schiappa a appelé à rester vigilant face à l'épidémie de Covid-19, dimanche 13 juin, au lendemain d'une nouvelle intervention des forces de l'ordre pour disperser une fête aux Invalides. "La situation s'améliore, la vaccination avance (...), mais le virus est toujours là, la pandémie existe encore, donc il y a besoin de respecter les mesures sanitaires", a martelé la ministre déléguée à la Citoyenneté, en soulignant "qu'il reste encore 12 000 personnes en ce moment qui sont hospitalisées parce qu'elles souffrent de formes graves de Covid-19".

"Je comprends et je partage évidemment l'envie de ces jeunes et ces personnes de se retrouver et de faire la fête, a-t-elle glissé. Je vois à quel point la jeunesse a fait des sacrifices." Selon elle, l'évacuation de l'esplanade des Invalides par la police samedi soir "a pris du temps parce que l'idée était justement de faire le moins possible usage de la force en essayant de faire en sorte qu'il n'y ait pas de débordement". Marlène Schiappa a estimé qu'il s'agissait désormais de "trouver les voies et moyens (avec les concerts, avec les événements sportifs, avec d'autres choses) que cette fête puisse avoir lieu dans le respect des mesures sanitaires".

Une enquête pour identifier les organisateurs

Vendredi et samedi, des centaines de jeunes se sont rassemblés sur les grandes pelouses des Invalides, dans le 7e arrondissement de Paris, pour des soirées Projet X, du nom d'un film américain de 2012 centré sur une fête de jeunes qui tourne mal. Ils ont dansé, le plus souvent agglutinés sans masque et sans respecter les gestes barrières, avant d'être dispersés par les forces de l'ordre. Interrogé par l'AFP dimanche, le parquet de Paris a confirmé avoir ouvert "dès samedi une enquête du chef de 'mise en danger de la vie d'autrui', à laquelle a été jointe une seconde enquête ouverte dimanche du même chef". 

Les investigations, qui visent à identifier les organisateurs en vue d'éventuelles poursuites pénales, ont été confiées au commissariat du 7e arrondissement.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Covid-19

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.