Quel avenir pour le secteur aérien ?

Dans une interview, Alexandre de Juniac, directeur général de l’Iata (Association internationale du transport aérien), fait le point sur la situation du secteur aérien, fortement impacté par la crise du coronavirus.

France 2

Air France a décidé d’accélérer la sortie de sa flotte de l’Airbus A380. Est-ce la fin des très gros avions ? "Non je ne crois pas car il y a d’autres grands avions qui sont plus récents d’ailleurs […] et il y a un marché pour eux", explique Alexandre de Juniac, directeur général de l’Iata (Association internationale du transport aérien).

Quel était le problème avec l’Airbus A380 ? "C’est un appareil qui a été conçu dans les années 1990, ce n’est pas un appareil récent et puis certaines compagnies estimaient qu’il n’était pas au bon coût d’exploitation. En tout cas pas à celui qui avait été annoncé et que dans les conditions économiques difficiles actuellement, il n’y avait pas de marché", indique Alexandre de Juniac.

Protocole sanitaire

Quand est-ce que l’on pourra reprendre l’avion ? "Nous avons préparé un plan pour redémarrer l’industrie, qui est en trois ou quatre phases. La première phase c’est de redémarrer des marchés domestiques pour fin mai et tout le mois de juin. Ensuite, à partir du mois de juin et surtout au troisième trimestre, les marchés continentaux, comme l’Europe, l’Amérique du Nord ou l’Asie-Pacifique. Et puis, à partir du mois de septembre, repartir sur des marchés intercontinentaux, c’est-à-dire entre les grands continents, comme les liaisons entre l'Asie-Europe par exemple", précise Alexandre de Juniac. Un protocole devrait être mis en place pour garantir la sécurité sanitaire des passagers à bord afin de lutter contre le virus, comme des contrôles de température ou le port du masque obligatoire.

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Les avions cloués au sol à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, le 16 avril 2020.  (YANN CASTANIER / HANS LUCAS / AFP)