Coronavirus en Italie : les frontières suisses, autrichiennes et slovènes restent ouvertes

Quelque 60 000 frontaliers italiens vont tous les jours travailler en Suisse et les échanges sont importants aussi avec l'Autriche et la Slovénie.

Des véhicules de police à la frontière franco-italienne à Menton, côté France, le 8 mars 2020.
Des véhicules de police à la frontière franco-italienne à Menton, côté France, le 8 mars 2020. (VALERY HACHE / AFP)

Ils suivent de près la situation en Italie. Mais les gouvernements suisse, autrichien et slovène ont indiqué, dimanche 8 mars, que leurs frontières avec ce pays durement touché par le coronavirus restaient ouvertes à ce stade. L'exécutif italien a pris par décret, dimanche, des mesures de confinement de millions d'Italiens vivant dans le nord du pays, valables jusqu'au 3 avril.

Quelque 60 000 frontaliers italiens vont tous les jours travailler en Suisse et les échanges sont importants aussi avec l'Autriche et la Slovénie.

En Suisse, 332 personnes ont été testées positives depuis le début de l'épidémie. Dans le canton suisse du Tessin, frontalier de l'Italie, pays qui est le plus important foyer épidémie en Europe, le nombre de cas continue de croître, passant à 45, selon le dernier décompte officiel publié samedi.

L'Autriche a passé la barre des 100 cas

En Autriche, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a fait savoir dans la presse que "de nombreuses personnes en provenance des zones rouges", à savoir des citoyens autrichiens, étaient certainement rentrées dans leur pays.

"Nous avons informé tous les Autrichiens de l'étranger et les personnes qui nous avaient notifié d'un déplacement [et qui sont concernées] par SMS ou par e-mail" des nouvelles mesures de confinement en Italie, a-t-il ajouté. Avec 104 cas recensés, l'Autriche a dépassé dans la nuit de samedi à dimanche la barre des 100 cas d'infection.