Pour le Conseil scientifique, le déconfinement "doit se faire de façon transparente et dans un climat de sécurité"

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Pour le Conseil scientifique, le déconfinement "doit se faire de façon transparente et dans un climat de sécurité"
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Bruno Lina, virologue membre du Conseil scientifique, est l’invité des "4 Vérités" lundi 27 avril.

Edouard Philippe annoncera la mise en oeuvre du déconfinement mardi 28 avril à l’Assemblée nationale. Le Conseil scientifique incite à la prudence. "Ce qui est important, c’est de comprendre qu’on est dans une phase évolutive. Le confinement actuel n’est plus tenable. Il faut en sortir par un glissement progressif jusqu’au retour à la vie normale pour lequel je n’ai pas de délai. Mais, il faut commencer à sortir de nouveau de chez soi et cela doit se faire de façon transparente et dans un climat de sécurité. Il faut qu’on instaure de la confiance", affirme le professeur de virologie au CHU de Lyon Bruno Lima.

Le Conseil scientifique préconise une rentrée des classes en septembre, mais le gouvernement la souhaite en mai. "Le risque zéro est très difficile à atteindre parce que certaines personnes infectées au Covid-19 sont asymptomatiques. Mais il faut qu’on adapte l’école de façon à ce qu’on ait une école presque normale, avec des classes presque complètes et une surveillance dans l’école et dans les familles. L’ensemble des efforts de tous doit limiter les risques", explique ce docteur membre du Conseil scientifique.

"Un vaccin dans un an"

Sans immunité collective et sans vaccin, "on peut imaginer que le port du masque et la distanciation sociale durent longtemps, mais heureusement la recherche travaille", déclare-t-il lundi 27 avril dans les 4 Vérités.

"Le traitement le plus efficace contre le coronavirus, c’est le confinement", rappelle Bruno Lina. "On a des pistes sur la partie immunitaire. Un certain nombre de produits semble montrer une certaine efficacité. On sera en position d’ici quelques mois de proposer des traitements qui permettraient d’améliorer la survie des cas les plus graves et un vaccin dans un an à peu près", annonce le virologue.

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