Vidéo Manifestations contre le pass sanitaire : "L'étoile jaune vous conduisait à la mort, tandis que le vaccin permet de sauver des vies", souligne Arno Klarsfeld

Publié Mis à jour
Article rédigé par
Radio France

L'avocat, membre de l'association des Fils et Filles des déportés Juifs de France, a dénoncé les comportements et les propos de certains manifestants ce week-end qui ont fait le lien entre régime nazi et pass sanitaire. 

"L'étoile jaune était un passeport qui vous conduisait à la mort, tandis que le vaccin permet de sauver des vies", a souligné l'avocat Arno Klarsfeld, membre de l'association des Fils et Filles des déportés Juifs de France, lundi 19 juillet sur franceinfo. Lors des manifestations contre le pass sanitaire ce week-end, certaines personnes ont exhibé des étoiles jaunes sur leurs vêtements en référence au régime nazi. 

>>> Pass sanitaire : un rescapé de la rafle du Vel' d'Hiv critique l'utilisation "odieuse" de l'étoile jaune par certains manifestants

Pour Arno Klarsfeld, fils de Serge et Beate Klarsfeld, ces manifestants sont "soit des antisémites qui cherchent à relativiser la souffrance des Juifs, soit des imbéciles, soit des gens qui relèvent de cas psychiatriques, c’est-à-dire qui ont besoin de transcender leurs contrariétés". Quant à "ceux qui sont ignorants, je voudrais dire que deux tiers des Juifs d’Europe ont été anéantis", a-t-il rappelé.

Faire un parallèle entre le régime de Vichy et le pass sanitaire est donc "une comparaison odieuse", a affirmé l’avocat, qui réclame que les manifestants concernés soient "exclus" des cortèges. "On peut ne pas vouloir se faire vacciner, mais pas besoin d’appeler aux plus grandes tragédies qui ont frappé notre planète pour justifier sa non-volonté de se faire vacciner", a souligné Arno Klarsfeld. "Ce qui m'inquiète, c'est que personne ne réagisse, que ceux qui organisent les manifestations ne réagissent pas et que le service d'ordre ne vire pas ces gens."

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Pass sanitaire

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.