Vidéo "Emmerder les non-vaccinés" : la phrase d'Emmanuel Macron remise dans son contexte

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Radio France

Avec #Contexte, franceinfo replace la phrase polémique du président de la République en situation.

C'est une phrase tirée d'une interview accordée au Parisien, dans laquelle le président dit vouloir "continuer à emmerder jusqu'au bout" les non-vaccinés, qui a mis le feu aux poudres, dès mardi 4 janvier au soir. Un entretien publié au moment où les députés discutaient du pass vaccinal dans un climat déjà électrique.

Dans cet entretien publié à une centaine de jours de l'élection présidentielle 2022, le chef de l'Etat dit son "envie" d'être candidat, sans aller plus loin. Mais c'est cette phrase qui attise les oppositions déjà en campagne, pour qui le chef de l'Etat fait preuve de "mépris" et commet une "faute politique".

Dans l'entretien accordé au Parisien-Aujourd'hui en France, Emmanuel Macron répondait à des questions de lecteurs. Et c'est au moment où "Isabelle Berrier, 54 ans, cadre infirmière à Sorgues (Vaucluse)", le relance sur l'obligation vaccinale, la saturation des hôpitaux et les non vaccinés ("Ces gens-là qui ne sont pas vaccinés sont ceux qui occupent à 85 % les réanimations"), qu'il prononce la fameuse phrase. La voici en intégralité. "En démocratie, le pire ennemi, c’est le mensonge et la bêtise. Nous mettons une pression sur les non-vaccinés en limitant pour eux, autant que possible, l’accès aux activités de la vie sociale. D’ailleurs, la quasi-totalité des gens, plus de 90 %, y ont adhéré. C’est une toute petite minorité qui est réfractaire. Celle-là, comment on la réduit ? On la réduit, pardon de le dire, comme ça, en l’emmerdant encore davantage. Moi, je ne suis pas pour emmerder les Français. Je peste toute la journée contre l’administration quand elle les bloque. Eh bien, là, les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. Et donc, on va continuer de le faire, jusqu’au bout. C’est ça, la stratégie. Je ne vais pas les mettre en prison, je ne vais pas les vacciner de force. Et donc, il faut leur dire : à partir du 15 janvier, vous ne pourrez plus aller au restau, vous ne pourrez plus prendre un canon, vous ne pourrez plus aller boire un café, vous ne pourrez plus aller au théâtre, vous ne pourrez plus aller au ciné…"

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