Tests anti-Covid-19 : "On travaille la nuit", indique un laboratoire confronté à la forte hausse de la demande

Le nombre de tests a bondi de 50% en une semaine. Le PDG d’Eurofins Bio Lab a dû avoir recours à des intérimaires pour faire face à cette hausse liée au pass sanitaire. 

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Radio France
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Une tente pourles tests installée à la Grande motte dans l'Hérault, le 29 juillet 2021.  (GUILLAUME BONNEFONT / MAXPPP)

Philippe Seyral, PDG d’Eurofins Bio Lab, laboratoire de biologie médicale, a confirmé vendredi 30 juillet sur franceinfo la hausse très importante des demandes de tests PCR pour détecter le Covid-19"On a des équipes qui n'arrivent pas à suivre la cadence", affirme-t-il. Avec l’entrée en vigueur du pass sanitaire, les Français se sont rués sur les tests. La hausse a été de 50% la semaine dernière. "On travaille la nuit, on a les capacités pour le faire", dit-il. Le laboratoire a fait appel à des intérimaires pour saisir les dossiers

franceinfo : Vos laboratoires sont-ils débordés ?

Philippe Seyral : Effectivement, on a à nouveau une hausse de nos demandes, qui correspond en fait à des périodes qu'on a déjà connues, notamment il y a quelques mois lorsqu'on nous a demandé de faire les tests salivaires dans les écoles. On est habitué à voir plus de demandes. Le problème, c'est qu'on est sur des périodes de vacances. Les gens ont des impératifs assez stricts en termes de délai de rendu et nous-mêmes, nous avons du personnel, bien évidemment qui part en congé. On a dû absolument adapter notre fonctionnement en ouvrant de nouveaux créneaux. On a des laboratoires maintenant qui ferment à 21h30, par exemple, d'autres qu'on a ouverts le samedi après-midi, d'autres qu'on a spécialisés avec des créneaux particuliers pour ne faire que de la PCR. On a des équipes finalement qui n'arrivent pas à suivre la cadence. Donc, on fait appel à des infirmières libérales, des agents de saisie qu'on trouve en intérim pour pouvoir enregistrer tous ces dossiers la nuit quand on a plusieurs milliers de dossiers par jour. Bien entendu, on travaille la nuit. On a les capacités pour le faire.

Avez-vous été surpris par l'afflux après les annonces du président de la République ?

Oui, on a été un peu pris de court vis-à-vis de la demande. Ce qui nous a surtout étonnés, c'est qu'on a de plus en plus de positifs. Je me demande si on n'en a jamais eu autant de tests positifs par rapport aux gens que l'on teste. Le variant Delta qu'on disait dangereux quand on était à 5-6%, sur l'Île-de-France on est à plus de 80% de variant delta.

Avec une majorité de jeunes ?

On en a beaucoup parce que les jeunes ne sont pas vaccinés. Ils ont besoin de tests antigéniques. Ce sont des gens qui sont finalement étonnés parce qu'ils ne s'attendaient pas à se retrouver positifs. Tout le monde n'est pas symptomatique. Cela fait des mois et des mois qu'on le répète. D'où l'importance du dépistage. C'est un message qui a encore du mal à passer.

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