Pass sanitaire : deux vacataires d'un centre de vaccination de Bordeaux mises en examen pour trafic de faux certificats

Âgées de 18 et 20 ans, elles seront jugées le 14 janvier 2022 et risquent jusqu'à 5 ans de prison.

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avec France Bleu Gironde - franceinfo
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Le centre de vaccination de Bordeaux-Lac. (JEAN MAURICE CHACUN / MAXPPP)

Deux vacataires du centre de vaccination de Bordeaux-Lac sont soupçonnées d'avoir créé puis vendu une douzaine de faux certificats de vaccination, indique jeudi 5 août France Bleu Gironde. Âgées de 18 et 20 ans, elles ont été déférées devant le parquet de Bordeaux mercredi. Elles seront jugées le 14 janvier 2022 pour "faux dans un document administratif par une personne chargée d’une mission de service public" et "corruption passive". Elles risquent jusqu'à 5 ans de prison et 45 000 euros d'amende.

Un gain de 1 000 euros

Les deux employées, chargées selon les informations de franceinfo de délivrer les certificats à la fin du parcours de vaccination au sein du centre, ont été repérées par un collègue. Sa hiérarchie a contacté les enquêteurs le 27 juillet dernier.

D'après le parquet de Bordeaux, l'employée âgée de 20 ans a vendu neuf certificats, entre 80 et 150 euros par document, touchant au total 1 000 euros, dont 530 ont été retrouvés lors d'une perquisition à son domicile. Si elle les a vendus à des fins pécuniaires, elle a également expliqué pendant sa garde à vue vouloir aider "ceux qui ne veulent pas se faire vacciner et qui ont quand même le droit de vivre comme les autres". La seconde prévenue, âgée de 18 ans, n'a généré que deux faux certificats, dont un pour sa complice, et n'a dégagé aucun bénéfice selon le parquet.

Les acheteurs seront aussi poursuivis

Les acheteurs ont tous été identifiés mais certains doivent encore être interrogés dans les prochains jours. Ils seront aussi poursuivis pour "usage de faux". Ils fournissaient leur carte vitale via un compte Instagram ou grâce au bouche à oreille et ces deux vacataires rentraient les données pour leur fournir un certificat de vaccination qui fonctionnait, "comme si la personne venait réellement de se faire vacciner", précise le parquet à France Bleu.

Ils se donnaient rendez-vous sur le parking d'un supermarché, ou encore devant la gare Saint-Jean de Bordeaux pour procéder à l'échange. Parmi les "clients", on retrouve des personnes opposées à la vaccination, des sceptiques, ou encore une Bordelaise qui a peur des médicaments et des effets secondaires.

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