"Ça a quand même beaucoup ralenti les clients et les touristes" : à Deauville, les débuts de l'expérimentation du pass sanitaire sont mitigés

Les cafés et restaurants volontaires de la côte fleurie, dans le Calvados, expérimentent depuis dimanche le pass sanitaire avec quelques jours d'avance. Si le dispositif se met plutôt bien en place, il freine la fréquentation selon certains professionels de Deauville. 

Article rédigé par
Céline Autin - édité par Clémentine Vergnaud - franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Un panneau indique que le pass sanitaire est obligatoire pour manger à la brasserie Honorine de Deauville (Calvados), dimanche 25 juillet. (CELINE AUTAIN / RADIO FRANCE)

Le pass sanitaire est testé avec une semaine d'avance dans le Calvados. Depuis dimanche 25 juillet, les cafés et restaurants volontaires de la côte fleurie l'ont mis en place. Il s'agit d'une volonté d'anticipation des professionnels du secteur, en accord avec la préfecture, pour faire face à une forte augmentation du nombre de cas de Covid-19. Mais les débuts sont assez mitigés.

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Sur le quai de l'Impératrice, les restaurants affichent la couleur et préviennent leurs clients grâce à de petites affichettes. "Pensez à faire valider votre pass sanitaire afin de pouvoir accéder à l'intérieur du restaurant. Merci de votre compréhension", lit, un peu surprise, une cliente. Et dès l'entrée de la brasserie Honorine, c'est le directeur en personne qui flash les QR code. "Ce serait dommage de ne pas manger dans ce bon restaurant", plaisante une cliente. 

Les vérifications se font, pour ce premier service sous pass sanitaire, au prix de quelques tatônnements. "Certains nous disent qu'ils ont oublié leur papier mais qu'ils sont vaccinés.On leur dit d'y penser la prochaine fois", explique le directeur de l'établissement. Une autre client doit encore attendre 24 heures pour que son pass soit actif.  S'il a tenu à se porter volontaire une semaine avant l'entrée en vigueur, c'est pour prendre le coup de main avec ses clients. "C'est le temps du rôdage, ça nous permet de nous entrainer. L'application est très bien faite, c'est très rapide quand ça fonctionne." 

Une fréquentation moitié moins importante

 Les clients attablés, eux, voient d'un bon oeil cette expérimentation. "Si je dis que je vais aller manger au restaurant et qu'il faut que je l'aie, alors que je le fais", explique Willy, venu d'Alsace pour ses vacances. "On a tout le temps notre téléphone sur nous donc il n'y a aucun soucis avec ça", dit celui qui est vacciné depuis le mois de juin.

Pourtant, autour de lui, plusieurs tables restent vides. Au grand dam du patron : "Un dimanche, à 13 heures, je devrais être plein. Là, je suis à un peu plus de 60 alors que je devrais faire le double, déplore-t-il. Ça a quand même beaucoup ralenti les clients et les touristes. On va voir comment ça va se dérouler cette semaine mais en pleine vacances c'est un peu dommage." Il préfère cependant cette fréquentation en berne à une fermeture, alors que le taux d'incidence remonte à toute vitesse sur la côte fleurie.

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