"Partygate" : les députés britanniques ouvrent une enquête contre Boris Johnson

Les députés britanniques ont décidé de saisir le "Comité des privilèges", qui enquêtera à son tour dans ce scandale autour des fêtes organisées à Downing Street durant les confinements successifs liés à la pandémie de Covid-19.

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France Télévisions
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Capture d'écran d'une vidéo diffusée par le Parliamentary Recording Unit (PRU) du Parlement britannique montrant le Premier ministre Boris Johnson à la Chambre des Communes, à Londres (Royaume-Uni), le 19 avril 2022. (- / PRU / AFP)

Boris Johnson n'est toujours pas sorti d'affaire. Déjà mis à l'amende pour des infractions aux règles visant à prévenir la contagion au Covid-19 lors de fêtes organisées dans les cercles du pouvoir en 2020 et 2021, le Premier ministre britannique est désormais visé par une enquête ouverte par les députés, jeudi 21 avril. Elle doit déterminer s'il a sciemment trompé le Parlement dans ses explications dans ce dossier.

Par consensus, sans même formellement voter, ils ont décidé de saisir le "Comité des privilèges". Cela ouvre un nouveau front dans cette affaire, susceptible à terme de contraindre Boris Johnson à la démission. Le Code ministériel dispose qu'un ministre qui a trompé sciemment le Parlement doit démissionner. L'enquête parlementaire ne commencera qu'une fois que l'enquête de la police sera achevée et que la haute-fonctionnaire Sue Gray, chargée d'une enquête interne, aura remis son rapport définitif.

"Nous savons qu'[il] a enfreint la loi"

La motion à l'origine de la procédure parlementaire "cherche à défendre le principe simple d'honnêteté, d'intégrité et de dire la vérité" dans la vie politique britannique, a déclaré le chef de l'opposition travailliste, Keir Starmer, à l'origine du texte. "Nous savons que le Premier ministre lui-même a enfreint la loi", a-t-il ajouté.

C'est un revers de plus pour le dirigeant conservateur de 57 ans : loin de tourner la page de la crise, il se retrouve avec une troisième enquête, après d'autres en cours administrative et policière en cours, malgré sa large majorité à la chambre des Communes, sa volonté initiale de s'opposer à la procédure puis une manœuvre pour la repousser, abandonnée à la dernière minute. A maintes reprises devant le Parlement, le Premier ministre a assuré que toutes les règles avaient été respectées, une assertion contredite de fait par l'amende qui lui a été infligée.

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