Coronavirus : pour les soldats français au départ ou au retour d'opérations extérieures, le dépistage est systématique

Avant de partir pour une opération militaire à l'extérieur ou pour rejoindre leur famille après une mission, les soldats français doivent passer un test, au Fort de l'Est dans le Val-de-Marne, pour savoir s’ils ont été ou non contaminés par le Covid-19.

Des soldats français lors de la visite de la ministre des Armées à Vannes dans le département du Morbihan, le 18 mai 2020 (Photo d\'illustration).
Des soldats français lors de la visite de la ministre des Armées à Vannes dans le département du Morbihan, le 18 mai 2020 (Photo d'illustration). (LOIC VENANCE / AFP)

Sous un grand hangar du Fort de l'Est, en région parisienne, les militaires patientent en file indienne avant de s’enregistrer pour effectuer un test PCR, ce test nasal qui permet de détecter la présence du Covid-19. Ils arrivent du Tchad, du Mali ou du Niger, en cette fin du mois de mai. "On nous a convoqués ici à partir de 8h30, indique le colonel Jean-Charles, et par ordre alphabétique, les gens sont les uns derrière les autres et ils vont se faire tester."

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La lutte contre le coronavirus en France passe par des dépistages et les militaires, qu’ils partent ou rentrent d’opérations extérieures ("opex"), doivent désormais s’y soumettre. C’est le cas de ces 120 soldats tout juste revenus du Sahel : à peine arrivés en France ils sont cantonnés au Fort de l’Est, en région parisienne, pendant 48 heures. "En fonction des résultats les gens seront mis dans des catégories, poursuit le colonel Jean-Charles. S'il y a des gens qui sont dépistés comme étant positifs, ils seront dans une catégorie considérée comme rouge. Donc, ils seront isolés. Et pour les autres, ils seront considérés comme étant jaune. Ils feront une quatorzaine à la maison."

Analyse à l'hôpital des armées Bégin

C’est la médecin chef Amandine qui pilote le dépistage avec sept infirmiers et auxiliaires sanitaires. "Un auxiliaire sanitaire les fait se moucher pour une meilleure efficacité du test PCR, indique la médecin chef. Ils viennent ensuite au niveau du pôle médico-administratif, où on vérifie leur identité. Puis ils attendent pour être prélevés. Il y a trois chaînes de prélèvements. Dans chaque chaîne, il y a un infirmier qui va effectuer justement le prélèvement. Ensuite, on arrive à la zone orange où, finalement, le prélèvement va être emballé dans un triple emballage pour après être acheminé et analysé à l'hôpital des armées Bégin."

Quelques minutes désagréable à passer pour l’adjudant Benoît et 24 heures d’attente pour connaître le résultat. "C'est assez anxiogène, mais après, dans l'ensemble, ça se passe plutôt bien, explique l’adjudant. On nous demande de baisser le masque et l'infirmière fait un premier prélèvement dans une narine et elle va au plus profond possible. La droite c'était désagréable, la gauche c'est passée plutôt facilement..." Les militaires attendent le résultat avec impatience, explique Benoît : "On a hâte de rentrer chez nous."

Depuis le 7 mai, 1 000 soldats en partance ou de retour d’opérations extérieures ont été dépistés. Peu de cas de positifs ont été observés, selon le ministère des Armées.

Les soldats français testés Covid-19 : écoutez le reportage de Nathalie Hernandez
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