Nouvelle souche du coronavirus : "Il y a un principe de précaution qui s'applique" avec le Royaume-Uni, justifie Olivier Véran

Cette "mutation" du virus serait jusqu'à 70% plus contagieuse, même si elle ne semble pas à ce stade porteuse de "gravité accrue".

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France Télévisions
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Le ministre de la Santé, Olivier Véran, présente la stratégie de vaccintation contre le Covid-19 au Sénat, à Paris, le 17 décembre 2020. (THOMAS SAMSON / AFP)

Le ministre de la Santé a justifié, lundi 21 décembre sur Europe 1, la suspension des déplacements avec le Royaume-Uni, après la découverte d'une nouvelle souche du coronavirus"Il y a un principe de précaution qui s'applique" face à "l'identification d'un variant du virus", a estimé Olivier Véran. "C'est le même virus, mais dont le code génétique a été un peu chamboulé", "ce qui arrive assez fréquemment", a-t-il ajouté.

Le porte-parole du gouvernement a lui aussi justifié, lundi matin, la suspension des liaisons avec le Royaume-Uni durant 48 heures. "Nous avons dû prendre une décision difficile, mais qui s'imposait au regard de la circulation de cette variante du Covid-19, a expliqué Gabriel Attal sur RTL. On doit avoir une vigilance et une précaution absolue dès lors qu'une mutation est présentée comme étant plus contagieuse."

"On est dans un risque théorique"

"[Cette] variation du virus a été identifiée dans une zone du territoire anglais où on assiste par ailleurs à un départ épidémique plus important, a rapporté le ministre de la Santé. Les scientifiques anglais se demandent si ce nouveau variant pourrait être plus contagieux que les autres, ils n'en ont pas de preuve, mais vous comprenez qu'on prenne toutes les décisions nécessaires."

"On est dans un risque théorique, a insisté Olivier Véran. A priori, le [test] PCR reste tout aussi performant pour diagnostiquer ce variant du virus et les anticorps développés par les deux principaux vaccins qui arrivent ne ciblent pas cette zone mutée du virus. Donc, a priori, il n'y a pas de raison de penser que les vaccins seraient moins efficaces, ce sont quand même des bonnes nouvelles." "Il est possible que [cette nouvelle souche du virus] circule en France", admet toutefois le ministre, rappelant qu'"il a été identifié une fois en Italie". "Nous le saurons, nous lançons des études génotypiques", a-t-il garanti. 

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