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Ne pas pouvoir partir en vacances d'été, ces confinés ne veulent même pas y penser : "Ici, c'est Paris, on a besoin de campagne !"

Le ministre de la Santé a prévenu que la levée du confinement le 11 mai pouvait être remise en question en cas de relâchement. Et il rappelle au passage les incertitudes qui planent sur les possibilités de se déplacer cet été.

Article rédigé par
Victor Vasseur - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Le canal Saint-Martin à Paris, le 2 mai 2020. (FRED DUGIT / MAXPPP)

Gare au relâchement, sinon... Dimanche 3 mai, au bord du canal Saint-Martin, à Paris, l'avertissement d'Olivier Véran sur le respect du confinement est plus ou moins bien reçu. Philippe, 60 ans, est sorti pour une heure, pas une minute de plus. Ce photographe a remarqué le relâchement. "C'est certainement un petit rappel à l'ordre parce qu'effectivement, les gens, surtout les Français, on leur donne la main, ils prennent le bras. Là, on sait que c'est le 11 mai... donc le déconfinement, c'est pour tout de suite, pour beaucoup de gens."

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, met donc en garde contre un relâchement du respect des mesures de confinement. Le rappel est nécessaire, selon Renée. Cette retraitée le constate elle aussi : dans les rues de Paris, le confinement est bien moins respecté. "Là, il est plus de 10 heures, elle court, elle n'a pas le droit, lâche-t-elle en voyant passer une joggeuse. Les gens ne sont pas respectueux."

Au bord de l'eau, deux jeunes prennent leur café, des familles et leurs enfants se promènent. Brigitte, elle, ne le cache pas. Elle dépasse d'un quart d'heure son temps de sortie.  Le déconfinement ? "Ça pourrait très bien commencer maintenant, ça ne changerait pas grand-chose. Il devrait dès maintenant dire aux gens de mettre des masques. Ce n'est pas plus grave le 11 mai que maintenant !"

"Il faut qu'on parte, pour libérer les fauves !"

Et pour ceux qui s'interrogent sur leurs vacances d'été, Olivier Véran recommande de ne rien réserver pour l'instant. "Ne soyons pas trop pressés de faire des réservations", assure le ministre de la Santé. D'autant plus que lors de la première phase de déconfinement, les déplacements seront limités à une distance de 100 kilomètres autour de chez soi. Sophie lui répond : "Qu'il ne s'inquiète pas, on ne prévoit rien. On partira quand ce sera le moment et on prendra des billets la veille pour le lendemain." Car pour cette cheffe d'entreprise, impossible de ne pas partir cet été. "On a besoin de se retrouver un petit peu ailleurs. Ici, c'est Paris, on a besoin de campagne, de mer... comme tout le monde, quoi !" De quoi rêve-elle ? "La Corse ! Sympa, non ? Le sud de la France, les gorges du Verdon, c'est beau aussi..."

Pour certaines familles, les vacances sont déjà organisées. Alissa est mère de deux jeunes enfants. "On est censés partir en France, de toutes façons, mais loin, dans les Landes. Ça fait plus de 100 km... Pour l'instant, on n'a rien annulé, mais on n'est sûr de rien. Il faut qu'on parte, pour libérer les fauves ! Ils sont enfermés, on est à Paris, on n'a pas de jardin, on est en appartement... c'est très compliqué."

Emmener ses enfants en vacances et prendre l'air, Julien, un père de famille, n'y pense même pas. "L'été ? C'est trop loin !" Il se demande surtout s'il pourra partir à plus de 100 kilomètres de chez lui. 

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