Témoignages Covid-19 et port du masque dans les transports : "Depuis une dizaine de jours, je le remets", racontent des usagers

Plus de 147.000 cas positifs au Covid-19 ont été comptabilisés mardi par Santé publique France, 54% de plus qu'une semaine auparavant et au plus haut niveau depuis fin avril. Les recommandations de remettre le masque, notamment dans les transports se multiplient côté gouvernement.

Article rédigé par
Arthur Fradin - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Des passagers sur le quai d'un RER, le 11 mai 2022, à Paris. (MYRIAM TIRLER / HANS LUCAS / AFP)

Sur la ligne 6 du métro parisien, direction Nation, un usager raconte : quelques instants avant notre montée dans la rame, une personne qui porte le masque s'en prend à un jeune homme, coupable d'un éternuement qui mettrait tout le monde en danger. Une scène qui montre la nervosité face à la septième vague de l'épidémie de Covid-19 qui s'accélère en France. En ce début d'été, les cas de contaminations explosent de nouveau, avec plus de 147.000 cas omptabilisés mardi 28 juin par Santé publique France, soit une hausse de 54% en seulement sept jours. 

Face à ce niveau de contaminations, les recommandations de remettre le masque notamment dans les transports se multiplient côté gouvernement. Sur franceinfo, le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou a embrayé, appelant les voyageurs à porter de nouveau le masque dans les gares et les trains, par "sens civique".

"Il ne faudra juste pas qu'ils viennent se plaindre derrière"

Reste que, pour l'heure, dans cette rame du métro de la ligne 6 parisienne, ils sont 90% de voyageurs à ne pas porter le masque. Lauriane, elle, fait exception : elle l'a remis récemment : "J'avais arrêté de le porter et puis, depuis une dizaine de jours environ, je le remets dans les transports avec la remontée des cas pour me protéger, je préfère le porter pour me protéger, pour protéger les autres. Aujourd'hui, le masque n'étant pas obligatoire, chacun fait ce qu'il veut", rappelle-t-elle. 

Cet appel à la responsabilité personnelle, Qassem, lui aussi, le rejoint. Mais avec une dose d'énervement en plus : la situation dans les transports l'agace. "Je travaille en milieu hospitalier, et nous, on se mange ça de plein fouet depuis le départ. C'est complètement inconscient de la part des gens de ne pas le porter. On se sent un peu impuissant. On porte toujours le masque, même si celui-là, c'est plus pour protéger les autres que moi. Après, il ne faudra juste pas qu'ils viennent se plaindre derrière", conclut-il, amer.

>> Covid-19 : recommander le masque dans les lieux clos n'est qu'une "mesure d'attente", déplore l'infectiologue Gilles Pialoux

En entendant cet argumentaire pro-masque obligatoire tenu par des personnes qui voient le Covid de près, Valentin, lui, réagit : il est hors de question d'envisager de porter un masque de nouveau. "Actuellement à Paris, c'est compliqué. Et puis, ce n'est pas pratique pour parler, pour s'entendre. Donc si possible, j'espère que le Covid-19 va arrêter au plus tôt pour passer à autre chose", défend-il. 

Si par "passer à autre chose", vous entendez partir à l'étranger, pour respirer un autre air, attention : si l'on compare avec nos voisins européens, la France reste assez permissive côté masques dans les transports. L'Italie a, par exemple, prolongé en fin de semaine dernière le port du masque chirurgical dans le métro, le bus, et le train, jusqu'à la fin de l'été.

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