La grève dans l'éducation nationale "démontre une grande colère dans le monde enseignant", souligne l'eurodéputé LFI Manuel Bompard

Publié Mis à jour
Article rédigé par
Radio France

Le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon a dénoncé jeudi sur franceinfo "le mépris insupportable" dont fait preuve, selon lui, le ministre de l'Éducation nationale à l'égard du personnel éducatif dans la gestion du Covid-19.

"Personne n'est en grève contre le virus. Les gens sont en grève contre la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement et en particulier par le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer", a affirmé sur franceinfo jeudi 13 janvier Manuel Bompard, eurodéputé La France insoumise et directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon. Alors qu'on attend 75% d'enseignants grévistes et 50% d'écoles fermées,  il estime que "ce mouvement de grève démontre une grande colère, une grande exaspération dans le monde enseignant".

>> Suivez la journée de grève au sein de l'éducation nationale dans notre direct

"Face à une épidémie comme celle-ci, il faut mettre tous les moyens sur la table. Il y a donc besoin de purificateurs d'air, de capteurs de CO2, de donner aux élèves des masques chirurgicaux gratuits, d'équiper les enseignants de masques FFP2", a-t-il jugé. Il a taclé le ministre de l'Éducation nationale qui, selon lui, est en retard dans la gestion de la crise à l'école. "Jean-Michel Blanquer est tout content, parce que d'ici la fin du mois, les enseignants auront des masques chirurgicaux, peut-être que fin 2023, ils auront des purificateurs d'air, et puis, fin 2024, des masques FFP2 [plus protecteurs contre le Covid-19]."

"À cela, il faut rajouter le mépris insupportable" de Jean-Michel Blanquer, selon Manuel Bompard, illustré par "un protocole sanitaire que les enseignants apprennent la veille au soir dans un article payant du journal Le Parisien". D'après le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, "tout ça démontre l'absence totale de considération pour le travail de ces enseignants".

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.