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La Bourse de Paris a vécu la pire journée de son histoire

La Bourse de Paris a vécu une journée noire, jeudi, avec le CAC 40 qui a terminé en baisse de 12,3 %. Un plongeon historique.

Article rédigé par franceinfo, Isabelle Chaillou
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min
Un écran affichant l'évolution des indices du CAC 40.  (ERIC PIERMONT / AFP)

Le 6 octobre 2008, après la chute de la banque Lehman Brother, déclencheur de la crise financière, le CAC 40  avait terminé en baisse de 9%. Cette dégringolade vertigineuse se retrouve partout en Europe. Francfort a terminé en baisse de 12,2%, Londres en baisse de 10%.

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Des marchés fébriles

Les marchés étaient déjà extrêmement fébriles depuis des semaines, depuis le confinement de la région de Wuhan en Chine, un des poumons industriels de l'économie mondiale. Début mars, le cours du pétrole s'est ainsi effondré, rajoutant de l'instabilité à une situation compliquée.   

Des annonces qui ont semé la panique

Ces dernières 24 heures, les places financières ont littéralement sombré dans la panique après une série d'évènements. Parmi elles, la décision de Donald Trump d'interdire l'entrée sur le territoire américain des voyageurs venant de l'Union européenne, les différentes mesures de fermeture totale ou partielles prises par plusieurs pays ou encore l'OMS qui déclare que le coronavirus est désormais une pandémie.  

La BCE ne rassure pas

La chute des différentes places financières s'est brusquement accélérée dans la journée de jeudi avec les annonces très attendues de la BCE, la Banque centrale européenne. Les marchés financiers attendaient, comme la FED, la réserve fédérale américaine l'a fait aux Etats-Unis, une baisse des taux directeurs. C'est de ces taux que dépendent ceux qui seront appliqués par les banques. Les taux d'intérêt étant le prix de l'argent. Mais comme ils sont déjà extrêmement bas en Europe, la BCE a peu de marge de manœuvre.

La présidente Christine Lagarde a annoncé une série de mesures ciblées sur le soutien au PME mais pas de baisse des taux. Par ailleurs, face à des stratégies éparpillées des Etats européen, à leur "lenteur" et "leur complaisance" dit-elle, la présidente de la BCE demande en fait aux gouvernements de prendre leurs responsabilités, de prendre des mesures budgétaires ambitieuses.

Sauf que cette analyse est loin d'avoir convaincu les marchés et a, au contraire, amplifié la panique, faisant plonger les cours dans les abysses.  

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