L'économie française devrait reculer de 8,7% cette année, un peu moins durement que prévu, selon la Banque de France

La banque centrale française anticipait jusque-là un recul du produit intérieur brut (PIB) de 10,3% cette année, du fait de l'épidémie de Covid-19. 

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La Banque de France, à Paris, le 27 mars 2020.  (FRANCK FIFE / AFP)

Une prévision bien moins pessimiste qu'en juin. L'économie française devrait se contracter de 8,7% cette année, et revenir un peu plus vite que prévu à son niveau d'avant la crise, a indiqué la Banque de France lundi 14 septembre. 

La banque centrale française anticipait jusque-là un recul du produit intérieur brut (PIB) de 10,3% en 2020. "Le choc du deuxième trimestre a été moins important qu'attendu" et "le rebond suggéré par les enquêtes de conjoncture sur les derniers mois est plus fort", souligne-t-elle dans ses dernières projections macroéconomiques. 

Selon la Banque de France, l'automobile, l'hébergement-restauration et le bâtiment se sont repris un peu mieux que ce qu'anticipaient les chefs d'entreprises en début d'été. De même, la consommation des ménages et l'investissement ont mieux résisté.

Cette prévision est dans la lignée de celle de l'Insee, qui table sur une récession de 9% cette année. Elle est toutefois plus optimiste que celle du gouvernement, qui anticipe un recul du PIB de l'ordre de 11%, même s'il a prévu de réviser prochainement ce chiffre.

Un retour au niveau d'avant-crise début 2022

La Banque de France table ensuite sur un rebond du PIB de 7,4% en 2021, puis une croissance de 3% en 2022. L'économie retrouverait ainsi son niveau d'avant crise dès début 2022, soit un peu plus tôt que ce qu'elle anticipait jusqu'ici, c'est-à-dire mi-2022.

En parallèle, elle a également revu à la baisse l'impact sur l'emploi de la crise engendrée par l'épidémie de Covid-19. Le chômage va bien grimper cette année, avec "environ 800 000" suppressions d'emplois, et un taux de chômage qui pourrait atteindre 11,1% en 2021. "Plus de 700 000 emplois" devraient toutefois être recréés en 2021 et 2022.

Ce scénario reste sujet à d'importants aléas, du fait des incertitudes sur l'évolution de l'épidémie mais aussi sur l'issue des négociations autour du Brexit.

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