JO 2021 - L’entourage des sportifs français se prépare à suivre leurs performances à distance : "J’ai une boule au ventre car d’habitude je vois son visage"

Alors que les Jeux olympiques de Tokyo se déroulent quasiment sans spectateurs, les familles des sportifs français s’organisent pour suivre au plus près les performances des athlètes.

Article rédigé par
Marie Ameline - édité par Clémentine Vergnaud - franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Camille Lecointre et Aloïse Atornaz lors d'une compétition de 470 pour les sélections des Jeux olympiques de Tokyo, au Japon, le 21 août 2019. (KAZUHIRO NOGI / AFP)

Par téléphone, internet ou sur la télévision : depuis l’ouverture des Jeux olympiques de Tokyo vendredi 23 juillet, les familles des athlètes français font fonctionner leurs connexions à plein tube entre le Japon et la France. En effet, les épreuves se déroulant presque entièrement sans spectateurs à cause de la pandémie de Covid-19, les proches doivent suivre les performances à distance, en subissant bien souvent le décalage horaire.

Entre écran géant et repas chez mamie

A Brest, par exemple, la famille de la voile s’est organisée autour des clans d’Aloïse Retornaz et Camille Lecointre. "On a choisi de vivre ça en famille, évidemment !", raconte Catherine Lecointre, la mère de Camille. Les manches seront suivies sur Internet : "Ça devient un événement familial." Les deux femmes viseront l’or dans la catégorie 470. Et pour la finale, le 4 août, le soutien sera encore plus important. "Un écran géant sera mis en place à Brest. On y sera tous pour suivre la finale, vers 8 heures ou 9 heures du matin."

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A Annecy (Haute-Savoie), même dispositif télé et familial dans la famille de Yohann Ndoye Brouard : tout le monde sera chez la mamie pour supporter le nageur de 20 ans pour son premier saut dans le grand bain olympique. Même si la grand-mère de celui qui est engagé sur les 100 mêtres et 200 mêtres dos est déçue de ne pas être à Tokyo. "Ça a été très difficile", raconte la mère de Yohann, Vanessa. "C’est son premier petit-fils, elle avait vraiment à cœur de pouvoir y aller. Elle a espéré jusqu’au bout."

Des contraintes sanitaires aussi en France

Pour les familles, il y a quand même une part de frustration car le soutien n’est pas le même à distance. "J’ai une boule au ventre car d’habitude je vois son visage et j’interprète des choses. Là, je ne peux pas donc je suis impatiente de le voir", explique Vanessa Brouard. La maman, nageuse elle-même et entraîneur au Club des dauphins d’Annecy où évolue toujours Yohann, portera un regard un peu différent sur son "petit" d’1,97 mêtres.

"Je vais regarder ses virages, son nombre de coups de bras. C’est le côté coach qu’on ne peut pas m’enlever."

Vanessa Brouard, mère de Yohann Ndoye Brouard

à franceinfo

Pour tenter de se rassembler derrière les champions malgré tout, les supporters de Sofiane Oumiha piaffent, impatients et fébriles, autour de son agent à Toulouse. "Si les contraintes sanitaires ne se resserrent pas, on espère pouvoir mettre un écran et accueillir au club un maximum de personnes", confie Dalila Essediri. Mais rien n’est certain d’après celle qui représente le boxeur des moins de 63 kg. "On ne peut pas trop organiser ça à l’avance parce qu’on n’est absolument pas sûrs de la diffusion en direct."

Chez les Lecointre, en Bretagne, le plus impatient n’est pas celui qu’on croit entre la mère Catherine et Gabriel, le fils de Camille. "Je pense que c’est la grand-mère !", s’amuse Catherine, expliquant quand même que le garçon de 4 ans "a compris qu’elle pouvait ramener une médaille parce qu’il sait ce que c’est". Et pour cause, Camille lui a montré la dernière, qu’elle a ramené des JO de Tokyo. "Elle lui a dit que c’était du bronze et que la prochaine fois ça serait de l’or !" Rendez-vous le 4 août pour savoir si l’engagement est tenu.  

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